Le présage d’Hindenburg se réalise : la chute de Wall Street aura-t-elle lieu ?

Rédigé le 3 septembre 2015 par | Autres indices, Cac 40, Toutes les analyses Imprimer

Une prédiction pessimiste… qui s’est réalisée

Fin juillet, je postais cet article. De nombreux signaux caractéristiques du fameux présage d’Hindenburg (une conjonction d’indicateurs permettant, par l’étude des plus-hauts et plus-bas des titres, de prédire, théoriquement, un krach boursier) s’étaient alors matérialisés. En complément, voilà un extrait de ce que je disais ensuite à mes abonnés, début août (vous pouvez recevoir mes conseils et mes analyses quotidiennes en vous inscrivant ici). Eh bien cela n’a pas manqué : les marchés américains ont connu un important sell-off le mois dernier.

Pour le cas du S&P 500, il faut dire que, techniquement parlant, nous avions une « belle zone d’accélération » identifiée sur les 2 040 Pts. En effet, ce niveau de prix (visible en bleu sur le graphique hebdomadaire ci-dessous) correspondait à la fois :

Et cette fois encore, mon principe des points d’accélération (que j’applique systématiquement dans mes stratégies) s’est vérifié. L’idée est toujours la même : « quand ça casse, ça casse vite » et, avec l’habituel « effet boule de neige », les ordres de vente stop se déclenchent à la suite et se succèdent en cascade.

Pourquoi cet effet boule de neige est-il si prévisible et certain ? Parce que, lorsque tout le monde veut sortir du marché en même temps, les agents sont prêts à vendre à tout prix. Et ce sont ces nouveaux prix, de plus en plus bas qui vont à leur tour venir déclencher d’autres ordres stops (comme ce fut le cas sur certaines séances de la fin août), ce qui résulte en des mouvements intraday pour le moins brusques et volatils.

La tendance haussière a été cassée

De manière plus prospective désormais, à quoi faut-il s’attendre ?

Le premier constat est que la tendance haussière de moyen terme sur le S&P500 a été cassée.

De nombreux indicateurs se retournés à la baisse ou ont envoyé des signaux négatifs. Nous avons par exemple eu ce que l’on qualifie dans le jargon technique de death cross. C’est-à-dire le passage de la moyenne mobile courte (à 20 semaines, visible en rouge) sous son homologue plus longue (à 50 semaines, visible en vert). Ce croisement est matérialisé par le cercle rosé sur le précédent graphique. Au passage, cette conjonction d’éléments met d’ailleurs de nouveau en avant l’aspect crucial de la région des 2 040 Pts.

Faut-il alors envisager un grand marché baissier ?

Certains de mes collègues le pensent. Pour ma part, voilà les niveaux que je surveille.

Nous avons tout d’abord la région des 1 820 Pts de laquelle l’indice s’est approché le 24 août dernier. Cette zone horizontale avait jusqu’alors contenu les velléités correctives à deux reprises en avril et octobre 2014. Ce niveau de prix coïncide également avec le contact du bas d’un second canal haussier (en place cette fois depuis 2009). Pour mieux cadrer cela, « dézoomons » notre vue en passant sur un graphique en base mensuelle.

On voit ici que sous les 1 820 Pts (seuil visible en rouge sur le graphique ci-dessus), la voie serait alors ouverte aux 1600 Pts, en retour en pull back sur une importante zone d’overlap (visible en rectangle rosé). On parle là des anciens sommets de 2000 et 2007 qui, depuis leur dépassement, pourrait être devenus des supports. Mais cela nous laisse tout de même plus de 15% de baisse résiduelle par rapport aux niveaux actuels !

Une même inquiétude sur le CAC et les marchés US 

En « équivalent CAC », on retrouve cette lecture avec la zone charnière des 4 300 Pts (visible en bleu ci-dessous).

Si notre indice ne tient pas la zone de ses plus-bas du mois dernier, alors une sortie par le bas du canal ascendant en place depuis 2011 se matérialiserait.

Auquel cas, une poursuite de la baisse en approche des 4000 Pts (le sommet de datant de 2011) serait bien à craindre dans un premier temps pour la fin d’année…

Bon trades,

Mathieu

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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