Préparez-vous au rebond des small caps

Rédigé le 27 septembre 2011 par | Mid et Small Caps Imprimer

Ma fille Ilana est rentrée de l’école vendredi en me demandant si j’avais de l’argent à la Société Générale.

Devant mon étonnement, elle m’a indiqué qu’on lui avait dit à l’école que la banque pouvait faire faillite et qu’on pouvait perdre tout son argent.

Je ne reviendrai pas sur les garanties bancaires en cas de faillite (mon collègue Mory Doré a entamé une série d’articles à ce sujet dans le Billet du Trader) mais j’ai été stupéfait de constater que cette situation anxiogène pour les marchés se transmettait à la « vraie vie », à l’économie réelle. On en parle même dans les écoles primaires !

Inutile de vous dire que je ne partage pas du tout cet avis… Certes, nous sommes dans une situation inconfortable avec la Grèce mais je ne crois pas qu’il faille être inquiet outre mesure pour nos banques.

Les faillites bancaires, en France, me paraissent pour le moins infondées en cette fin d’été indien. Et aujourd’hui, la situation des marchés actions n’est pas si catastrophique — je vous dis cela, mais croyez-moi, je suis loin d’être un éternel optimiste ! En juillet par exemple, que ce soit dans le magasine Moneyweek ou sur BFM Business, je prenais des positions baissières.

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Le marché a peut-être enfin touché le fond….

Comme je ne cesse de le dire, nous venons de plus de 4 000 points sur le CAC 40 et nous avons eu un plus bas à 2 693 points. Ce matin, nous rebondissons allègrement sur les 2 900 points. Il semble que, ça y est, le marché se stabilise entre les 2 800/2 900 points. J’observe à la loupe les séances et je me dis que le plus gros de la purge est passé.

N’oubliez pas la séance de vendredi 23 septembre. L’indice CAC 40 a plongé jusqu’à un plus bas de 2 693 points avant de clôturer en progression de 1,02% à 2 810 points. Même tendance le lundi 26 septembre où le CAC 40, après un plus bas en début de matinée à 2 753,27 points, a clôturé en progression de 1,75% à 2 859 points.

Certes, deux séances ne permettent pas de déterminer une tendance, mais cela nous montre quand même que le marché n’a pas forcément capitulé et que les forces acheteuses sont toujours là.

… Et commence à racheter ses erreurs

Nous avons le même cas de figure avec les entreprises : les déceptions ne se payent plus cash, ce qui est une nouveauté… Je vais vous donner quelques exemples probants.

Vous connaissez tous TRIGANO (FR0005691656 – TRI), le spécialiste des camping-cars ou autres véhicules de loisir. Eh bien le chiffre d’affaires annuel du groupe est sorti inférieur aux attentes des analystes et a sorti un mauvais quatrième trimestre. De surcroît, le groupe s’attend à une année compliquée, marquée par une grande volatilité et affiche une certaine incertitude sur sa croissance et son activité à venir.

Aujourd’hui, Gilbert Dupont, même s’il reste positif sur TRIGANO, dégrade légèrement son objectif de cours sur le titre (de 21,4 à 20,1 euros). Habituellement, une telle situation est immédiatement sanctionnée par le marché. Or quelle a été la réaction des marchés après une telle publication ? Très illogiquement… une progression du titre de 3% le jour de la publication, et aujourd’hui, de plus de 6% !

Les investisseurs ne sont pas devenus fous : le titre perd plus de 50% depuis le début de l’année. Ses ratios sont très faibles — un PER de 7,5 sur 2012 ou encore une VE/ROC de 4. Ajoutez à ce cocktail une situation financière excellente avec une trésorerie nette positive et des fonds propres de 300 millions d’euros (mero), donc supérieurs à la capitalisation boursière actuelle de 245 meros. Franchement, qui voudrait vendre ce genre de dossier ?

La réalité c’est que l’on a été beaucoup trop bas sur TRIGANO comme sur de nombreux titres qui dégagent de la rentabilité, tout en ayant des bilans très sains.

Prenons un autre exemple. C’est GROUPE GUILLIN (FR0000051831 – GIL) l’un des premiers fabricants français d’emballages plastiques alimentaires.

Cette société pèse quelque 77 mero en Bourse. Elle a subi de plein fouet la hausse des matières premières au point que sa rentabilité semestrielle a été sérieusement dégradée, passant de 7,3% à 4,5%. La première réaction des investisseurs a été de vendre massivement le titre. Logique. C’était à la mi-septembre. Mais depuis une semaine, l’action retrouve des couleurs : elle a pris 5% hier, et affiche ce matin une hausse de quasi 6%.

Pourquoi un tel revirement ? Même explication que précédemment : le titre a été survendu en lâchant 43% depuis début juin et offre du coup des niveaux de valorisation très attractifs : PER de 6 ou encore VE/REX de 6. Là encore, on a été trop loin…

Donc je pense que nous entrerons dans une phase de rééquilibrage de marché : le marché va se mettre à racheter les bons dossiers qui ont été survendus.

Pour revenir à la semaine, elle a été assez calme sur les small caps avec peu de publications.

Les big caps* se reprennent ; les small vont suivre

L’indice Cac Small a tout de même perdu 7,6% sur la semaine contre une baisse de 9% pour l’indice CAC 40… Mais par contre, depuis hier que les marchés entament un rebond, l’indice des small est à la traîne. Vous commencez à comprendre la logique des marchés : dans une reprise technique, les investisseurs achètent en premier lieu les valeurs les plus liquides que sont les blue chips. Puis ils se positionnent sur les midcaps les plus liquides avant d’acheter des small caps. Il y a donc un temps de réaction plus ou moins important.

De plus, ce sont les valeurs bancaires qui ont permis au CAC 40 de remonter ces derniers jours. Et parmi les small caps, il n’y a pas de bancaires.

Vous allez me dire que j’ai oublié la petite BANQUE TARNEAUD (FR0000065526 – TRNO). Mais cette banque commerciale est détenue par le Crédit du Nord à 80% et ne figure pas parmi les valeurs les plus liquides de la place parisienne. En quatre séances, il s’est échangé à peine 200 titres sur cette capitalisation de 157 mero. Vous comprendrez aisément que je ne la compare pas aux BNP ou autres SOCIETE GENERALE et CREDIT AGRICOLE qui, de la même manière qu’elles entraînaient les marchés dans leur chute, tirent depuis deux séances le marché à la hausse.

Les small suivront… pour de bien plus saines raisons.

* Décryptage : big caps
Big caps est un terme anglo-saxon. Il s’agit des valeurs qui disposent d’une forte capitalisation boursière. Parmi les big caps, on retrouve les blue chips, valeurs qui se démarquent par leur capitalisation boursière mais aussi par les volumes. Les big caps et blue chips sont souvent perçues comme des valeurs de référence (Air Liquide, Danone, etc.).

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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