Pourquoi le CAC 40 repasse-t-il les 4300 points ?

Rédigé le 29 février 2016 par | Analyses indices, Cac 40, Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Qu’est-ce qui a bien pu permettre à un CAC 40 qui chutait de -1,5% à 4 255 points à 10h30, ce matin, de repasser dans le vert à 4 325 points moins de 3 heures plus tard ? Est-ce le G-vain ?

Hausse de fin de mois tout aussi étrange que répétitive…

Au lendemain d’un G20 raté pendant lequel ont été exposé vingt divergences de vues, d’intérêts et de stratégies, il faut se demander ce qui pousse le CAC 40 à reprendre aussi rapidement 70 points. Ce n’est tout de même pas rien !

Il y a bien eu une petite poussée haussière vers 11h, alors que la Banque centrale chinoise (PBOC) annonçait un énième assouplissement de 50 points du montant des réserves obligatoires des banques chinoises.

Après la chute de -3% de la Bourse de Shanghai et de -5,3% de celle Shenzhen, il fallait bien que Pékin fasse quelque chose. De toute façon, il ne se passe pas 48 heures sans que la PBOC injecte de l’argent, ou mette en œuvre une nouvelle stratégie de soutien monétaire. Ce qui n’empêche pas les actions chinoises de chuter.

Pourquoi une remontée du CAC 40 ?

Mais pourquoi les indices européens remontent-ils dans le vert en ce lundi après-midi ?

Nous n’avons aucune explication micro ou macroéconomique valable. Le pétrole ? Il grappille à peine 0,4%. La consommation en Allemagne ? Elle a progressé de +0,7% en janvier, mais les ventes de détail n’affichent que +0,8% sur 12 mois, contre +1,5% anticipé.

En revanche, à l’exception notable du mois de septembre, observez que la seconde quinzaine boursière d’octobre, novembre et décembre 2015, puis de janvier 2016 fut systématiquement placée sous le signe de la hausse et que le mois calendaire s’achève tout aussi systématiquement au zénith. Ou peu s’en faut…

Vous chercheriez en vain une concordance avec une actualité plus souriante ou des conditions météo plus clémentes. Que la raison soit manifeste ou occulte, force est de constater que les marchés sont manœuvrés – qui est une façon soft de dire manipulés – pour finir le mois au plus haut, et sans aucun lien avec l’actualité économique.

Existe-t-il de subtils produits dérivés dont l’expiration concorde avec le rythme du calendrier ? Nous l’ignorons… Mais cinq mois consécutifs s’achevant au zénith, cela ne doit plus rien au hasard.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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