Pourquoi la France devrait s’inspirer du modèle anglais

Rédigé le 29 avril 2014 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Je viens de passer un week-end à Londres et, quand je me promène dans les rues de la capitale britannique, j’ai franchement le sentiment de vivre sur une autre planète. Il y règne un dynamisme, une volonté de réussir, que j’ai du mal à retrouver dans la torpeur parisienne.

Ne croyez pas que je fais une espèce de rejet de la France, cher lecteur, mais il me semble que l’optimisme est plutôt de l’autre côté de la Manche. Londres est en effet une ville qui affiche une certaine boulimie en matière de consommation, ses magasins sont littéralement noirs de monde !

Un pays qui renoue avec la croissance

Mais, pour étayer mon propos, parlons bien, parlons chiffres. La Grande-Bretagne regagne peu à peu en prospérité. Après une croissance de 1,9% l’an dernier, le PIB britannique pourrait atteindre les 2,7% cette année. C’est légèrement moins que les Etats-Unis mais c’est tout de même la plus forte croissance d’Europe.

Quelques points noirs demeurent toutefois. Le déficit public dépasse les 6% du PIB et la dette publique dépasse les 90% – contre 67% en 2009. Mais cela est en grande partie dû à la hausse des prestations sociales et des indemnités de chômage causée par la crise du crédit subprime.

D’ailleurs, tout laisse supposer que l’on se dirige vers une amélioration. En effet, mois après mois, le taux de chômage tend à reculer. Tenez par exemple, en avril dernier, il s’est révélé meilleur que prévu à 6,9%.

De même, dans une autre mesure, il faut noter que le déficit public part de très haut, il était encore de 11,4% du PIB en 2009-2010. Mais, d’après les premières prévisions établies, il pourrait bien être excédentaire d’ici à 2018 (certes c’est un peu loin dans le temps je vous l’accorde).

Des mesures de relance qui fonctionnent

Ce qui m’impressionne le plus en Grande-Bretagne, ce sont les politiques suivies pour relancer l’économie à tout prix. Prenez par exemple la Banque d’Angleterre. Elle a offert aux banques des prêts à taux bas en fonction des crédits octroyés. Pour le dire autrement, il s’agit d’une subvention accordée aux banques prêteuses afin d’éviter tout risque de credit crunch. La France devrait s’en inspirer, cela d’autant que nombreuses sont les entreprises qui se plaignent de ne pas aller au bout de leurs investissements faute de financement.

David Cameron a imposé à ses ressortissants une cure d’austérité draconienne sans pour autant déclencher chez eux de réactions anxiogènes. Cette politique d’austérité budgétaire consistait à réduire fortement les dépenses et non à augmenter les impôts comme on a tendance à le faire sur notre territoire.

Ce même David Cameron sait par ailleurs valoriser ces entités créatrices de richesse que sont les entreprises. En effet, il y a une dizaine de jours, 1,25 million de créateurs d’entreprise ont reçu une lettre du premier ministre louant leur rôle dans la reprise économique du pays et annonçant une réduction de 2 000 livres sterling sur les charges sociales – mesure destinée aux petites entreprises pour les encourager à investir.

D’autres mesures ont été annoncées comme par exemple une enveloppe de 7 milliards de livres pour réduire la facture énergétique des entreprises en allégeant la contrainte écologique ou encore le doublement à 0,5 million de livres du montant d’investissement que les entreprises peuvent effectuer en franchise d’impôts.

Vous l’avez compris. Il y a tout de même du bon à prendre dans la perfide Albion… Puisse nos dirigeants s’en inspirer…

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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