« Pour les marchés, la sémantique des banques centrales est tout, l’économie réelle n’est plus rien ».

Rédigé le 26 février 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

L’inflation des valorisations se poursuit, le CAC40 s’attaque aux 4.900, l’Euro-Stoxx50 à .3.550 : le mois de février va s’achever au zénith, et c’est programmé comme ça tous les mois depuis l’été 2012: un mois calendaire haussier s’achève systématiquement au plus haut.

Comme l’expliquait ce matin un jeune gérant américain sur CNBC dont la carrière se confond avec les 7 ans de hausse de Wall Street: le comportement des marchés de taux et d’actions n’ont plus rien à voir avec la macroéconomie ou la solvabilité des emprunteurs… mais seulement avec le « ton » (la façon de communiquer) de la FED (et jusqu’à il y a peu, de la BCE).

Il souligne que Janet Yellen à eu le génie de parler durant 4 heures devant le Congrès (mardi et mercredi) pour ne rien dire (et en tout cas, rien d’alarmant): probablement les 2 fois 2 heures d’intervention les plus soporifiques depuis sa prise de fonction … ce qui a permis de maintenir inchangé le paramétrage des programmes d’achat mis en route mi-janvier.

Et le gérant de conclure: « Pour les marchés, la sémantique des banques centrales est tout, l’économie réelle n’est plus rien ».

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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