Plus de 100% de hausse sur les bancaires ?

Rédigé le 31 mars 2009 par | Big caps Imprimer

Même si je garde aujourd’hui un avis mitigé sur le CAC 40, je ne peux me voiler la face longtemps sur le cas par cas. Et ce cas par cas me montre un rebond très prometteur des valeurs bancaires. Si mon scénario se confirme, il faut viser 100% de hausse. Vous imaginez aisément qu’à cet instant, je pense tout de suite à l’effet de levier des produit dérivés, notamment des turbos, et aux gains que nous allons pouvoir prendre tout au long de cette hausse. Mais nous n’en sommes pas encore là. Suivez mon raisonnement.

Dans un contexte toujours aussi délicat et tendu, où tout le monde guette la fin de la crise alors que personne n’y croie vraiment, le secteur bancaire fait encore et toujours parler de lui. Les multiples plans de relance, les nombreuses aides des Etats, les augmentations de capital… Partout, les banques ont fait parler d’elles : « Goldman Sachs a racheté pour 58 millions de dollars d’investissements de deux de ses chefs », « Berlin demande aux ex-dirigeants de la Dresdner Bank de rendre leurs primes », « Citigroup mettrait en vente sa filiale japonaise Nikko Cordial », « Premier sauvetage d’une Caisse d’Epargne en Espagne », « ING cesse son activité de courtage en France », « Barclays peut se passer de capitaux additionnels pour traverser la crise », « UBS devrait annoncer de nouvelles dépréciations d’actifs et suppressions d’emplois », etc.

Mais ce qui fait sans doute le plus de bruit en ce moment dans les couloirs des salles de marché et qui chatouille le plus les oreilles des investisseurs c’est le projet lancé par Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor américain, de nettoyage du secteur bancaire et notamment de tout ce qu’on appelle les « actifs toxiques ».

Ce plan est en partie basé sur la participation du secteur privé afin de lever 1 000 milliards de dollars pour purger le secteur bancaire. C’est un complément au premier volet du plan de relance de Barack Obama, jugé encore insuffisant — notamment par les marchés. En fait, la plupart des intervenants attendent, légitimement, que le mal guérisse par là où il est arrivé. Or, le coeur de métier d’une banque, son fonds de commerce étant directement lié à l’argent lui-même, donc à l’économie, il semble en effet logique que ce soit par les banques aussi que vienne le salut tant attendu !

Revenons maintenant à nos moutons du jour : l’analyse graphique du secteur.

Graphique de banques

La première chose qui frappe en regardant ce graphique, c’est la chute vertigineuse du secteur qui est allé, depuis mai 2007, jusqu’à perdre 82% de sa valeur, battant largement les records de baisses historiques depuis que l’indice a été créé.

Voyons ce que nous dit le graphe et ce que l’on peut en conclure. Est-ce (enfin) le moment d’acheter ?

◊ Un décompte encourageant… En partant du sommet de mai 2007, un décompte assez propre au sein du déclin permet de déterminer cinq vagues de baisse, notées de I à V, avec une décomposition de la vague III en cinq autres temps classiques, notés eux de (1) à (5).

Une telle configuration plaiderait donc en effet pour un rebond majeur, puisqu’il s’agirait alors de retracer l’intégralité de la chute vertigineuse. Autant dire plus de 100% de hausse attendue dans les prochains mois !

… malgré des indicateurs mitigés En effet, du côté des indicateurs hebdomadaires, la tendance est un peu moins claire. Si, du côté du RSI, on a dépassé une forte oblique baissière et qu’une divergence haussière est en passe d’être validée, la moyenne mobile à 20 périodes, elle, continue de jouer son rôle de résistance pour l’évolution des cours.

◊ Quel est le pronostic immédiat ? D’après le décompte et encouragé par le RSI, je joue la poursuite du rebond. Très prochainement d’ailleurs, je me positionnerai sur quelques turbos calls de bancaires dans mon service lien Turbos, afin de profiter encore plus de cette hausse attendue. Pour l’instant, j’attends encore quelques indices qui viendraient me conforter, mais dès que je suis sûr du rebond, je passe en stratégie agressive sur le secteur.

Le repli actuel devrait rester limité par le seuil de soutien clé situé sur les 100 points. Ce niveau correspondant à la fois au palier psychologique et à la fois, surtout, au fort ratio de retracement de Fibonacci de 61,8% du rebond actuel.

Tant que ce niveau n’est pas clairement enfoncé, une reprise est envisageable en direction des 245 points. Niveau correspondant à la fois à l’overlap de la vague (1) et à la fois au retracement classique de 38,2% de toute la chute. Ce scénario reste à confirmer toutefois en dépassement du palier des 182,50 points, correspondant au premier ratio de Fibonacci de 23,6% de toute la phase de baisse.

Alternativement cependant, le net passage sous les 100 points conduirait alors à mon prochain objectif de projection situé, lui, sur les 75 points.

Bons trades !

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marc-dagher
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