PIXIUM VISION : la medtech qui soigne la cécité entre en Bourse

Rédigé le 12 juin 2014 par | Actions, Biotechs et Medtechs, Indices, sociétés et marchés, IPO, OPA, opérations financières Imprimer

Saviez-vous que 40 à 45 millions de personnes sont non-voyantes dans le monde ? Et le coût de la cécité dépasse plusieurs dizaines de milliards de dollars par an. C’est sur ce créneau qu’intervient PIXIUM VISION (FR0011950641), un groupe spécialisé dans le développement de systèmes de restauration visuelle qui s’apprête à faire ses premiers pas en Bourse. C’est à cette occasion que j’ai rencontré son fondateur et P-DG, Bertrand Gilly. Faisons le point.

Traiter les rétinopathies par la technologie

Si les pathologies rétiniennes sont nombreuses, les systèmes développés par PIXIUM VISION s’intéressent particulièrement aux pathologies dégénératives de l’oeil telles que la rétinopathie pigmentaire (maladie génétique avec cécité à 35/40 ans) et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (cécité au-delà de 70 ans). Pour ce faire, le groupe développe actuellement deux produits phares, « chacun incluant trois composants technologiques: un implant, une interface visuelle et un ordinateur de poche ».

Le premier, baptisé « Iris », actuellement en cours d’essais cliniques, cherche à permettre aux non-voyants « de percevoir de la lumière et des formes, ainsi que de localiser des objets et de mieux se repérer dans des environnements inconnus. » Dans ce but, PIXIUM VISION a mis au point un implant rétinien contenant une plaque d’électrodes, une interface visuelle (des lunettes) assorti d’une caméra biométrique reliée à un ordinateur de poche. L’idée est ici de capturer les informations visuelles de la même façon qu’une rétine biologique.

Le groupe développe également « Prima », un système qu’il définit comme complémentaire à Iris. Ce produit n’a pas encore commencé les essais cliniques mais sachez qu’il « repose sur des innovations technologiques et sur la miniaturisation du porte-électrodes sans fil avec pour objectif de permettre un traitement plus physiologique des signaux de stimulation ». Contrairement à Iris, Prima ne nécessite qu’une anesthésie locale pour la pose de l’implant. La mise sur le marché de ce second produit n’est pas prévue avant 2018.

Un appel au marché pour soutenir le développement du groupe

Bertrand Gilly n’est pas un inconnu dans le secteur médical. Il a cédé en 2009 Fovea à Sanofi, une société biopharmaceutique française spécialisée en ophtalmologie. Vous l’avez compris, on a affaire à un spécialiste du secteur.

L’IPO doit permettre à PIXIUM VISION de finaliser les essais cliniques et la commercialisation d’Iris en Europe, de réaliser des essais cliniques en vue d’une commercialisation d’Iris aux Etats-Unis et de développer Prima jusqu’à l’obtention des autorisations réglementaires afin d’en obtenir la commercialisation en Europe.

La levée de fonds se situe dans une fourchette comprise entre 33 et 44 millions d’euros en fonction, bien sûr, de la demande avec une cotation sur Eurolist C. La période de souscription court jusqu’au 17 juin prochain et la capitalisation post money sera supérieure à 100 millions d’euros. Un montant qui peut faire sursauter dans la mesure où la société ne réalise pas encore de chiffre d’affaires avec une perte supérieure à 6 millions d’euros. La trésorerie nette avoisine actuellement les 10 millions d’euros, ce qui lui permet de tenir encore 1 an.

Mais, dans le monde des medtechs, on parie sur une idée, une avancée révolutionnaire, une technologie de rupture… sur l’avenir. Pensez-vous vraiment que payer Carmat (FR0010907956) sur une valorisation de l’ordre de 337 millions d’euros est justifié alors qu’il n’y a eu qu’un essai de coeur artificiel annoncé pour l’instant ?

Ainsi, je ne donnerai pas d’avis cher lecteur – les biotechs et autres medtechs ne sont pas ma spécialité… Si vous considérez que la technologie développée par le groupe est très prometteuse, vous pouvez mettre un petit ticket. Pour les autres – et c’est mon cas –, attendez les premières cotations et le premier newsflow…

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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