Comment un ministre britannique a contribué au « lundi noir »

Rédigé le 25 août 2015 par | Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

L’une des causes parmi les moins médiatisées de la débâcle boursière de ce lundi (et il faudra du temps avant d’en mesurer toutes les conséquences pour les épargnants et les entreprises cotées), c’est cette déclaration du chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond, prononcée depuis la capitale iranienne ce matin.

Le ministre des relations extérieures britanniques estime que les négociations commerciales avec Téhéran pourraient débuter « bien avant » la levée effective des sanctions devant intervenir au printemps 2016.

Téhéran se voit déjà en train de reprendre ses exportations de gaz et surtout de pétrole à pleine capacité de ses puits, ce qui rajouterait plus de 1,3 M de barils par jour sur un marché déjà saturé d’excédents (de l’ordre de 2 à 3 M de baril/jour).

Le plongeon du baril sous les 38$ dès l’ouverture à New York met le secteurs pétrolier américain en situation très « délicate », avec une menace de faillites en cascade dans le shale oil, mettant en difficulté de nombreuses grandes banques américaines mais aussi canadiennes.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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