Le secteur de la santé a mauvaise mine…

Rédigé le 7 juillet 2009 par | Big caps Imprimer

En avant-propos, je tenais à revenir sur mon analyse du CAC 40 – que bon nombre d’entre vous suit régulièrement – parue dans mon billet en date du 23 juin dernier.

Je voulais juste vous dire que cette analyse est toujours d’actualité, d’autant plus depuis que les 3 100 pts fatidiques sont en train de céder. J’anticipais donc un retour sur les 2 800 pts, avant une nouvelle jambe de hausse qui nous mènerait sur les 3 800/4 000 pts :

« Nous aurions donc terminé la petite vague A et serions donc dans la petite vague B de la grande vague B. Aussi, tant que le niveau de support clé situé sur les 2 800 pts n’est pas nettement enfoncé, je joue la poursuite de la reprise, avec une nouvelle jambe de hausse au sein du rebond actuel. Ce niveau clé correspond à la conjonction entre les forts retracements de Fibonacci de 61,8% de la petite vague A et le seuil envisageable d’une éventuelle seconde épaule au sein d’une figure en tête-épaules inversée.

L’objectif majeur de cet élan haussier se situe pour moi sur la zone psychologique des 4 000 pts. Niveau qui correspond par ailleurs à la fois à l’overlap de la vague i et à la fois au retracement traditionnel de 38,2% de toute la baisse. A confirmer toutefois, vous l’aurez deviné, en dépassant les 3 420 pts. »

◊ Le secteur de la santé est en pleine mutation… et risque d’en subir quelques conséquences

Maintenant, passons à mon sujet du jour : un sujet dont on entend assez souvent parler, entre les nouvelles grippes, les vaccins ou autres risques de cancer de certains produits… les laboratoires pharmaceutiques ont la vedette ces temps-ci.

En effet, les récentes acquisitions de Pfizer, Merck et Roche relancent le débat sur la productivité de la recherche pharmaceutique. Jeffrey Kindler, le patron de Pfizer, a récemment résumé, non sans ironie, les avantages supposés de ces mégafusions défensives qu’on croyait passées de mode.

Par ailleurs, le développement rapide des biomédicaments pose le problème de la mesure du rapport bénéfice/coût de ces molécules, très efficaces et très coûteuses. L’inexorable montée en puissance des médicaments biotechnologiques est sur le point de détrôner les traitements traditionnels produits par synthèse chimique.

Enfin, n’oublions pas non plus toute la guerre qui tourne autour des David (les fabricants de génériques) et Goliath (les grands laboratoires mondiaux).

Maintenant, du point de vue de l’analyse technique, voyons quels sont les pronostics, pour ne pas dire « diagnostics », que nous pouvons envisager pour le secteur DJ Stoxx Healthcare – un secteur comprenant des entreprises de renom telles que AstraZeneca, GlaxoSmithkline, Merck, Novartis, Roche ou bien évidemment Sanofi-Aventis :

Graphique du secteur DJ Stoxx Healthcare

◊ Une grande phase de consolidation classique

Ce qui apparaît en premier en observant la configuration graphique des cours de l’indice du secteur de la santé, c’est la formation, depuis le sommet historique de novembre 2000, d’une large phase de consolidation en trois temps traditionnels, notés A, B et C, et qui plaiderait pour une poursuite immédiate de la tendance baissière avec une grande vague C encore inachevée.

Même s’ils ne sont pas notés sur mon graphique, on peut aisément distinguer en effet une grande vague A en cinq temps ainsi qu’une grande vague B en trois temps encore plus clairs pour le coup.

◊ Pourquoi la vague C ne serait-elle pas encore terminée ?

Eh bien, pour plusieurs raisons à vrai dire…

– Tout d’abord, parce que le schéma actuel de ladite vague plaide pour encore au moins une vague de baisse. En effet, les mouvements dessinés depuis début septembre 2008 ne sont pas typiques de mouvements de fin de tendance ni donc de retournement.

– Ensuite, parce que l’objectif théorique de la fin de ladite vague C doit se trouver idéalement en swing-move (soit la projection à 100%) de la vague A, reportée au sommet de la vague B. Et ce, d’autant plus que le premier ratio de projection de 61,8% de la vague A a bel et bien été enfoncé.

– Enfin, parce que l’évolution des cours de l’indice sectoriel sont venus s’inscrire au sein d’un large canal descendant qui devrait maintenir la tendance pour le moment.

◊ Que nous disent les indicateurs ?

Sur une base bi-hebdomadaire, le RSI n’arrive pas à franchir sa zone de neutralité depuis mai 2007, où il est passé en territoire négatif.

Du côté de ma moyenne mobile fétiche à 21 périodes, rien de très parlant d’une manière générale. Mais rien non plus de très encourageant à une éventuelle reprise haussière.

◊ Mon pronostic

Vous l’aurez évidemment compris, je joue la baisse du secteur encore pour quelques mois.

– Mon point pivot, ou seuil d’invalidation de mon scénario baissier immédiat, se situe sur le seuil des 330 pts. Niveau correspondant à la fois à l’overlap de mi-mars 2008, à l’ancien palier de soutien qui avait contenu les pressions vendeuses durant le second semestre 2004, et à la fois au ratio classique de Fibonacci de 38,2% de la vague C actuelle.

Mon objectif principal se situe sur les 225,50 pts, soit (comme indiqué plus haut) l’objectif théorique de la vague C calculé par le swing-move (projection à 100%) de la vague A, reporté au sommet de la vague B. – Mon support intermédiaire se situe, lui, sur le précédent plus-bas de mars 2003, autour des 250 pts. Niveau correspondant également au swing-move de la dernière jambe de baisse au sein de la grande vague C.

Maintenant, si le seuil des 330 pts venait à être nettement dépassé, la prochaine forte résistance à tester se situera sur les 375 pts. Ce niveau correspond en effet à la conjonction de trois éléments techniques importants : l’overlap de mi-novembre 2007, le sommet de début septembre 2008 et, enfin, le retracement traditionnel de Fibonacci de 50% de toute la baisse depuis octobre 2006.

Autant dire que seul le dépassement de ce niveau clé pourrait remettre en cause la tendance baissière sur le plus long terme.

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marc-dagher
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