Et si on parlait maintenant de l’après pétrole ?

Rédigé le 10 septembre 2010 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Aujourd’hui je vous propose une petite excursion dans le futur. N’ayez crainte, nul besoin d’une quelconque machine ou encore de bien attacher vos ceintures. Vous ne me croyez pas ? Pourtant je vous assure que c’est un jeu d’enfant.

Pour ce faire, il nous suffit simplement de trouver le sujet adéquat. Un phénomène dont on est certain qu’il se produira à coup sûr… quelque chose d’inéluctable que l’on sait déjà. La fin du pétrole par exemple. Une fin qui approche, une fin peut-être bien plus proche qu’il n’y paraît…

Selon l’armée américaine, la pénurie devrait affecter la consommation mondiale dès 2015. En effet, le Pentagone estime qu’à cette date il manquera quelque 10 millions de barils par jour. Pire encore, selon un rapport de l’armée allemande relayé par Der Spiegel, le fameux Peak Oil tant redouté serait imminent.

En effet, la Bundeswehr évoque « une certaine probabilité pour que le Peak Oil se produise aux alentours de l’année 2010, et qu’il ait des conséquences sur la sécurité dans un délai de 15 à 30 ans. [..] A moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourraient s’effondrer.« 

Comme le répète Florent Detroy dans La Quotidienne de MoneyWeek, « l’activité pétrolière est menacée. La contrainte environnementale et l’imminence du Peak Oil (début de la baisse de la production de pétrole) poussent actuellement les pétroliers à diversifier leurs activités. »

Voilà donc où nous en sommes, il faut commencer à penser diversification. Et quand on est pétrolier, diversification rime forcément avec matières premières et énergies. Pour l’heure la stratégie à adopter n’est pas encore clairement définie et chacun y va de sa petite idée.

Florent Detroy souligne que :

« Les majors ne sont pas d’accord sur la réponse à apporter à la fin du pétrole.

– Investir dans le pétrole non conventionnel ?

– Se diversifier dans le gaz ?

– Se diversifier dans le renouvelable ?

Chaque major a sa propre stratégie de diversification. Au fossilo-centrisme d’un ExxonMobil, on opposera par exemple la diversification très large de Total. Une certitude, les investissements des majors nous orienteront sur les secteurs les plus prometteurs« .

Et il rappelle que :

« C’est BP, ironie du sort, qui a été le premier à communiquer sur la fin du pétrole et le réchauffement climatique. En 2001, le Britannique British Petroleum devient le citoyen du monde Beyond Petroleum. Le groupe troque son logo pour un brillant soleil jaune et vert. Des panneaux solaires sont même installés sur les stations-service. On en venait à douter que BP vendait encore de l’essence… […] Après Petrobras, BP est encore un des premiers à s’engouffrer dans le secteur de l’agrocarburant. Depuis 2008, le groupe est présent dans les biocarburants, à travers une joint venture formée avec Verenium Corp, un spécialiste des biocarburants deuxième génération (produit à partir de plantes qui ne concurrencent pas la production alimentaire« .

Voilà, j’espère que ce bref état des lieux donnera quelques idées à l’investisseur qui est en vous. Oserez-vous parier dès maintenant sur la révolution verte ? Nous oui. Nos lettres d’investissements Matières à Profits et Défis & Profits se sont déjà positionnées sur le secteur. Vous vous en êtes rendu compte, le paysage pétrolier est en pleine mutation… mieux vaut donc choisir les valeurs à intégrer à votre portefeuille en connaissance de cause…

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