Pas de retournement à l’horizon proche !

Rédigé le 2 décembre 2008 par | Apprendre la Bourse, Matières Premières Imprimer

« Quand on a un coeur d’or, il faut le garder pour soi. », écrivait subtilement Henri Jeanson, auteur dramatique et dialoguiste français du XXe siècle. Cette citation se passant de commentaires, je n’en ferai pas ! En revanche, je développerai le sens de ces mots en m’attardant sur le phénomène aurifère à travers les années passées pour vous montrer pourquoi il faut lui faire confiance dans les années futures…

La ruée vers l’or

Le métal jaune tient une ferme réputation sur les marchés : celle de « valeur refuge » par excellence. C’est, en effet, et comme son rang l’indique, un investissement très… précieux !

Aussi, et en parallèle à cette réputation, le gold présente une évolution plutôt à contre-courant. Alors, me direz-vous, parier sur l’or équivaut-il à parier sur la poursuite de la crise en générale et la chute des indices et des actions en particulier ? Fatalement ? C’est un tout petit peu plus subtil que ça…

Un contre-courant relatif

Cours de l'or

Voici, ci-dessus, une analyse technique des cours de l’once d’or sur du long terme, avec un graphique pris sur une base mensuelle. Attardons-nous ici sur un facteur remarquable — au sens de « qui vaut la peine d’être souligné » — de l’évolution de ce cours, et voyons ce qu’on peut en conclure d’intéressant.

Sur les quarante dernières années, les cours de l’or sont dans une tendance clairement positive. Cependant, à partir des années 80 et jusqu’au début des années 2000, le gold a relativement stagné, entrant dans une phase de temporisation en dents de scie qui aura donc duré vingt ans, et qui a pris place sous forme d’un large triangle.

Il est alors plus qu’intéressant de noter que cette période correspond, sur l’ensemble des indices majeurs mondiaux, à une véritable période d’euphorie, avec notamment le boom du phénomène Internet.

Puis, depuis le début du XXIe siècle, le métal précieux est à son tour entré dans une phase prodigieuse, s’appréciant en une décennie à peine de près de 280% de sa valeur !

Et, que remarque-t-on alors ? Eh bien que cette même période correspond à une large période de temporisation sur les marchés indices/actions qui ont vu coup sur coup deux grandes vagues de forte baisse sans jamais repartir dans une véritable tendance leur permettant de rendre les sommets de la fin des années 90 caduques.

La configuration de long terme est en effet édifiante !

En observant le graphique ci-dessus, pris en base mensuelle depuis les années 70, on remarque deux choses évidentes : une tendance globale foncièrement haussière et une période de consolidation relativement plane qui s’est dessinée sous forme d’un triangle classique (noté A, B, C, D, E sur le graphique en question) durant les années 80 et 90. Dès lors, le biais haussier a repris ses droits et la sortie du très large triangle en question a induit un potentiel d’appréciation loin d’être encore épuisé !

Entre 100% et 150% à prendre encore sur l’once d’or !

Sur du plus court terme, on notera que la correction entamée en mars dernier est venue tester un niveau de soutien important situé autour des 700$ l’once et correspondant notamment à l’overlap majeur des sommets de 1980. Aussi, sur le plus long terme, tant que le support clé des 530$ n’est pas enfoncé, de nouveaux records historiques sont attendus en direction des objectifs théoriques de sortie dudit triangle: 1640$ l’once dans un premier temps, et jusqu’à 2040 $ l’once en extension.

Un avenir flou, donc favorable

Ainsi, dans une conjoncture qui demeure très vague et qui appelle toujours à la prudence sur l’ensemble des places mondiales de la finance, l’or devrait encore tirer son épingle du jeu. Nous sommes manifestement entrés dans le nouvel Âge d’Or…

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marc-dagher
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