Optimisation fiscale des entreprises américaines

Rédigé le 16 juillet 2014 par | Big caps Imprimer

Jack (ou Jacob) Lew, le secrétaire US au Trésor (équivalent de notre ministre des Finances) vient de déclarer qu’une taxation à 20% (et non 35%) des profits des entreprises aux Etats-Unis aiderait à « normaliser » les pratiques visant à échapper à l’impôt (comprendre : les délocalisations de filiales).

Le problème, c’est que les multinationales américaines (comme celles d’autres nationalité) payent déjà moins de 20% en moyenne par le biais de l’optimisation fiscale. Le « benchmark » mondial, c’est en quelque sorte l’Irlande avec ses 12,5% de taxes sur les entreprises (mais le taux devient quasi nul lorsqu’il s’agit des Royalties concernant la propriété intellectuelle).

Bien sûr, grâce aux Bermudes (très prisées par Google), aux Emirats Arabes Unis (pas d’impôt sur le revenu, même sur les « très gros » comme ceux des équipes de traders), il n’est pas interdit d’espérer faire encore baisser la facture sous les 5%.

Le manque à gagner de l’optimisation fiscale aux Etats-Unis est estimé à 60/70 Mds$ par an.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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