Comment jouer les small caps cette année ?

Rédigé le 12 janvier 2011 par | Big caps Imprimer

En ce début d’année 2011, il est de bon ton de formuler des prévisions boursières et économiques.

En effet, rares sont les experts qui ne se sont pas prêtés à l’exercice en émettant quelques pronostics sur les indices boursiers, l’or ou encore les devises.

Peut-être se sont-ils inspirés de Confucius qui s’exprimait ainsi : « celui qui ne prévoit pas les choses lointaines s’expose à des malheurs prochains. » Bref, revenons à la Bourse aux petites valeurs.

Sortez de la logique indicielle
Force est de constater que les prévisions n’apportent pas grand-chose lorsque l’on travaille sur les petites capitalisations.

Il faut appréhender différemment la stratégie d’investissement et avoir surtout une logique de choix de valeur — ce que l’on appelle dans notre jargon le stock picking. En effet, l’investissement dans une small cap repose exclusivement sur la parfaite connaissance de la société et en aucune façon sur une logique que l’on peut qualifier d’indicielle.

En effet, rares sont les investisseurs qui savent que l’indice CAC Small 90 a gagné 10,9% en 2010 tandis que l’indice Alternext All Shares perdait 3,8%. Rares sont également les gérants de fonds qui se servent de ces indices comme benchmark — comme indice de référence. Ces indices small caps ne sont en effet pas observés à la loupe car de nombreuses sociétés, dont la capitalisation est inférieure à 150 millions d’euros, n’y figurent pas.

Pour 2011, il faut donc s’en remettre à quelques thèmes plutôt qu’à des choix sectoriels.

Surveillez les OPRA et autres rapprochements…
Nous pensons toujours — et c’était l’objet d’une précédente chronique — que les offres publiques de rachat (OPRA) continueront à défrayer la chronique car de nombreuses entreprises sont gorgées de cash et, dans un contexte difficile, n’ont pas de réelles pistes d’investissement industriel.

Il nous paraît évident également que des rapprochements vont se multiplier dans quelques secteurs, dont l’informatique et l’Internet. Dans le secteur informatique, il est bien évident qu’il y a pléthore de sociétés cotées et que certaines SSII devront tôt ou tard accepter de s’adosser.

Le récent rachat de la branche services informatiques de Siemens par Atos Origin n’est que le prélude à de nombreuses opérations en Europe.

… particulièrement dans les niches de marché
GFI, par exemple, me semble le candidat type. La sphère Internet a une logique différente. Il n’y aura pas de fusion mais des complémentarités évidentes. De nombreux acteurs ont vu le jour ces dernières années, que ce soit dans l’édition de sites, le référencement ou encore le micro-paiement.

Ils évoluent en général sur des niches porteuses et offrent des rentabilités à deux chiffres qui ne peuvent laisser indifférents certains grands groupes à l’heure où l’économie digitale prend une part de plus en plus importante.

Je ne citerais pas Meetic et SeLoger.com qui sont déjà sous les feux de l’actualité. Je pense plutôt à des plus petites sociétés comme Adverline (régie publicitaire éditeur de sites), le Guide (comparateur de prix), Adthink Media (régie publicitaire) ou encore NotreFamille.com (spécialiste de la généalogie sur Internet).

« Cap » sur les émergents
Reste le thème des pays émergents que nous ne pouvons, bien évidemment, pas passer sous silence. C’est dans cette région du monde que la croissance sera la plus dynamique cette année, que ce soit en Chine ou en Inde.

Quelques sociétés cotées peuvent en profiter comme Etam (très présent dans l’Empire du milieu) ou encore Catering International (spécialiste du catering en milieu hostile), Encres Dubuit (fabrication et commercialisation d’encres de sérigraphie) ou encore Riber (semi-conducteurs).

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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Un commentaire pour “Comment jouer les small caps cette année ?”

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