Une histoire de prime…

Rédigé le 9 mai 2014 par | Apprendre la Bourse, Indices, sociétés et marchés, Mid et Small Caps Imprimer

Dans ma lettre PEA, ma lettre d’investissement qui porte sur les grosses capitalisations, j’évoquais le mois dernier le retour des opérations financières sur les marchés, ces dernières étant généralement assorties de primes conséquentes pour les actionnaires. Il n’est pas rare en effet que les rachats se fassent avec une prime de plus de 20% – voire nettement plus sur certains dossiers. Rappelez-vous il y a tout juste 1 an l’opération de Cassidian Cybersecurity, filiale d’EADS, sur Arkoon avec une prime de 35,4%. Rappelez-vous également qu’Aubay (FR0000063737) avait quasiment doublé le cours de rachat d’Aedian.

En fait, plus la cible est petite, plus les acquéreurs sont enclins à mettre le prix, quitte parfois à la surpayer sans s’appesantir sur ses fondamentaux. Car acheter une small caps ne leur coûte au final pas très cher et ils peuvent se permettre de mettre le prix pour acquérir une niche en se disant que l’addition de leurs compétences et des parts de marché de la cible donneront un tandem gagnant. De plus, offrir une prime significative permet en général de se prémunir d’une contre-OPA. Il suffit de s’attirer les bonnes grâces du principal actionnaire du groupe en lui proposant un prix qu’il ne pourra pas refuser.

Franchement, vous pensez que la Société Générale, déjà actionnaire à hauteur de 56% de Boursorama, allait mégoter dans l’opération ? La prime offerte aux actionnaires du courtier en ligne (22%) ne va en rien déstabiliser le bilan de la maison-mère : que pèsent les 1 milliard d’euros de Boursorama face aux 35 milliards d’euros de capitalisation de la SG ? D’autant que la banque va finalement peu débourser, étant déjà le principal actionnaire. Rappelez-vous, en juin 2012 : quand Air Liquide rachetait LVL Medical sur une prime de 86%… mais que pèsent 316 millions d’euros pour Air Liquide ?

Evidemment, on voit beaucoup moins de primes aussi élevées dans le monde des grosses capitalisations où les mariages se font à l’économie : ce sont de tels montants que là, pour le coup, l’enjeu est énorme, et un « raté » peut être dévastateur en termes de rentabilité. Regardez, du coup, la fusion entre égaux de Holcim et Lafarge, les deux plus gros acteurs mondiaux du ciment, se fait sans prime. Aux investisseurs de décider quel groupe va tirer parti de cette opération. Sans doute certains gérants auraient-ils préféré une OPA classique en cash mais, face à l’arrivée en force des cimentiers des pays émergents, il faut agir sans mettre la rentabilité en péril.

Pour la première fois en 25 ans de carrière, Eric Lewin…
… vous recommande d’investir dans cette bulle !

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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