Zoom sur le NYSE International 100 Index

Rédigé le 29 avril 2010 par | Autres indices Imprimer

Les indices boursiers sont, ces derniers jours, sous le coup d’une petite panique :-3,82% pour le CAC40 mardi, et -2,39% à 11h45 mercredi. Elle est attribuée par divers commentateurs à la crainte pesant sur la Zone euro, la Grèce ou le Portugal — pourtant, ça fait plusieurs mois voire années que les difficultés des pays dits « PIGS » sont connues.

Cette chute qui peut paraître brutale doit cependant être relativisée par l’incroyable remontée depuis l’été dernier (+34%) : une correction, même parfois violente, est indispensable aux marchés, car ils ne peuvent pas monter en flèche sans arrêt. Prises de bénéfices, phases de doute et contre-réactions sont tout à fait normales.

En outre, la longue baisse des années 2007-2009 a laissé nombre de résistances qui vont désormais peser tout le long d’une éventuelle remontée à long terme, qui devrait prendre des années. Par conséquent, de tels soubresauts n’ont pas une énorme importance, et il faut savoir filtrer le marché et ses à-coups pour n’en détacher que la tendance de fond — qui reste éminemment haussière en ce moment…

Le NYSE International 100, cet indice méconnu

Au-delà de l’indice français, je vous propose de nous intéresser à un indice boursier global, le NYSE International 100 Index.

Il est relativement peu connu, à la différence des indices pan-européens ou encore de l’indice MSCI World parfois utilisé. Le NYSE International 100 est composé des 100 plus importantes valeurs non-américaines qui sont listées sur le NYSE (New York Stock Exchange), et permet donc d’avoir une vue d’ensemble plus pertinente qu’en ayant les yeux rivés sur un indice national, qui aura ses propres particularités selon la situation économique du pays, les disparités sectorielles, l’impact de la devise etc.

Le NYSE International 100 répond à nos critères, puisqu’il représente actuellement 3 400 milliards d’euros de capitalisation, contre 1 250 seulement pour le CAC40. De plus, il est bien plus diversifié sur le plan international, puisque pas moins de 10 pays pèsent pour 88% du total, avec des titres aussi célèbres que BP, Novartis, HSBC, Total, Vodafone, GlaxoSmithKline, Toyota, Royal Dutch Shell, ou encore Telefonica.

Principaux pays contributeur du NYSE International 100 Index

Sans surprise, on trouve là les principales économies mondiales à l’exception des Etats-Unis. On note cependant l’absence de l’Italie (dont peu de valeurs sont cotées à l’extérieur de ses frontières), de l’Inde, de la Russie ou du Brésil. Comme il s’agit de l’indice NYSE (les valeurs du Nasdaq n’étant donc pas représentées), on ne voit pas non plus Israël — alors que plusieurs dizaines de start-ups israéliennes sont cotées sur le Nasdaq. Le Canada jouit d’une évidente sur-représentation, le marché canadien étant considéré presque comme domestique par les investisseurs américains. Plusieurs valeurs canadiennes, depuis les mines, l’extraction forestière jusqu’aux banques ou la bière sont cotées aux

Retour sur les 4 500 points et test des 3 000 ?

L’analyse graphique de cet indice sur les six dernières années permet de mettre en évidence la zone de résistance majeure à 5 500 points : celle-ci correspond à 50% de retracement entre le plus haut de 2007 et le plus bas de 2009. Depuis plusieurs mois, Le NYSE International 100 consolide sous cette zone et le récent rejet rend maintenant plus que probable un retour vers les 4 500 points. En cas de sortie baissière de cette phase, c’est-à-dire en cas de rupture des 4 500 points, on pourrait assister à une nouvelle phase de marché baissier, et un retour dans la zone des 4 000/4 200 points, voire un nouveau test des 3 000 points !

Principaux pays contributeur du NYSE International 100 Index

Aussi, il est préférable de rester vigilant dans la gestion de votre portefeuille, afin de mettre celui-ci à l’abri d’un tel risque, soit en allégeant votre exposition haussière sous cette zone de résistance majeure (située à 5 500 points).

Il faudra ensuite surveiller le comportement des opérateurs sur le bas de la consolidation : il est en effet encore trop tôt pour parier sur une issue baissière. Certes, le décrochage de ces derniers jours est violent, mais tant qu’un nouveau creux significatif n’est pas marqué — ce qui sera envisageable en cas d’enfoncement des plus bas de février dernier — on ne peut pas parler de marché baissier sur notre horizon d’étude.

Mots clé : - -

Jerome Vinerier
Jerome Vinerier

Jérôme Vinerier est analyste technique CFTe (diplôme délivré par la fédération internationale des analystes techniques IFTA). Il a exercé cette profession avec passion pendant plusieurs années au sein d’un cabinet réputé au niveau européen, délivrant quotidiennement le fruit de sa recherche auprès d’investisseurs institutionnels sur une vaste classe d’actifs financiers (actions, devises, indices, matières premières). Animé par la recherche de la performance, il s’établit comme stratégiste indépendant en 2008. – See more at: http://quotidienne-agora.fr/redacteurs/#sthash.0s0xSg5B.dpuf

Laissez un commentaire