Quelques exemples d’aberration boursière

Rédigé le 22 mai 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Pour poursuivre sur mon raisonnement d’hier, vous indiquant que la situation était ubuesque, je vais vous parler de deux sociétés qui ne cessent de baisser sans aucun discernement et, surtout, sans raison.

J’ai choisi une mid cap et une small cap pour bien vous montrer que ces ventes paniques sont communes à l’ensemble de la cote.

Encore +44% en trois jours pour la stratégie de Mathieu Lebrun !

Après avoir engrangé + 62% et + 64% ces dernières semaines, les investisseurs qui suivent cette stratégie ont eu la possibilité de faire un gain de 44% en trois jours seulement…

Mathieu vous explique tout sur cette stratégie qu’il a lui-même conçue pour vous permettre de profiter des bons comme des mauvais moments sur les marchés ! Un conseil : n’attendez pas pour découvrir son message, les prochains gains sont déjà en préparation…

NEXANS : une baisse bien trop forte pour un titre de cette qualité

Prenons par exemple NEXANS (FR0000044448), leader mondial de la fabrication de câbles et de systèmes de câblage. L’action vient de perdre 48% en trois mois, ramenant ainsi son cours près de trois ans en arrière.

Graphique: NEXANS
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Certes, le premier trimestre s’est soldé par une croissance de 0,6% avec l’annonce d’une marge opérationnelle de 3,5% sur l’ensemble des six premiers mois de l’année ; contre 5% l’an dernier. Mais rien de grave dans la mesure où la société sera largement rentable en 2012 avec une marge opérationnelle qui restera au-dessus des 5% – toujours en légère baisse par rapport aux 5,6% de l’an dernier, mais rentable quand même ! Ce ne sont que mes prévisions : la société n’a pas donné de guidances, mais elles sont corroborées par les quelques membres de la communauté financière qui m’ont parlé de ce dossier…

Ajoutons par ailleurs l’arrivée du chilien Madeco à près de 20% du capital et vous comprendrez que la baisse est vraiment trop forte pour le titre, qui se paye sur un PER inférieur à 8 et sur une VE/ROC inférieur à 4,5. Ce n’est franchement pas cher, même si le contexte économique est moins porteur.

Je dirais qu’aujourd’hui, les mauvaises nouvelles sont largement pricées aux cours. De plus, le Beta de l’action est nettement supérieur à celui du marché, ce qui offre un potentiel de rebond important dès que les marchés auront purgé leurs craintes. Regardez hier, le CAC 40 a pris 0,64% et NEXANS 3,5%.

OSIATIS : un beau potentiel pourtant délaissé

Je vais vous parler maintenant d’une small caps que vous connaissez bien. Il s’agit d’OSIATIS (FR000404433) que je vous ai longuement présentée en septembre dernier suite à ma rencontre avec son état-major.

Pour mémoire, je me suis occupé du dossier lorsque j’étais chez Euroland Finance en faisant rencontrer à la société des investisseurs institutionnels. Le 27 avril dernier, je faisais un point sur le site suite à l’annonce d’une forte hausse du chiffre d’affaires de la SSII pour le premier trimestre. L’activité a en effet progressé de 8% sur les trois premiers mois de l’année. Ne faites pas la fine bouche car c’est beaucoup dans un environnement concurrentiel très dégradé. De plus, la SSII réalise 22% de son chiffre d’affaires avec le secteur industriel et 18% avec le secteur bancaire, ce qui pourrait laisser présager que la société souffre. Mais rien de tout cela pour l’instant.

Sauf que les investisseurs continuent de bouder l’action qui vient de perdre 6,8% en un mois et plus de 15% depuis la mi-mars ; elle ne vaut plus que 83 millions d’euros en Bourse.

Graphique: OSIATIS
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Ses ratios demeurent pourtant plus qu’attrayants avec un PER de 6,5, une VE/ REX inférieur à 4 ou encore un rendement de 4,6%. Ajoutons que Walter Butler, le célèbre investisseur spécialisé dans les prises de participation, détient 53,3% du capital. Il n’est pas sûr qu’à terme il n’ait pas des velléités de vente de sa filiale qui demeure une proie intéressante pour un acquéreur avec un fort positionnement en France mais également une situation financière extrêmement saine avec un gearing sans doute négatif en fin d’année. Un beau potentiel donc… encore délaissé.

Vous le voyez ces deux dossiers sont des exemples de valeurs solides, mais complètement oubliées des investisseurs… Cela ne veut pas dire qu’ils rebondiront tout de suite… Cela veut dire qu’avec un peu de patience le retour sur investissement pourrait être intéressant.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

2 commentaires pour “Quelques exemples d’aberration boursière”

  1. Quelques exemples d’aberration boursière: Pour poursuivre sur mon raisonnement d’hier, vous i… http://t.co/0pGGpbOQ

  2. […] évoquait NEXANS (FR0000044448) dans un précédent article. Non seulement le leader des câbles dans le monde est sous-valorisé avec un PER de 8, mais il […]

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