NEWS 60 – Rencontre avec le management de Prowebce

Rédigé le 6 avril 2011 par | Mid et Small Caps Imprimer

J’ai longuement rencontré Patrice Thiry, P-DG de Prowebce lors d’un petit-déjeuner. L’homme est extrêmement sympathique et décontracté, ce qui tranche parfois avec la rigueur de certains P-DG.

Son groupe est le leader français sur le marché de la communication, de la gestion et des activités sociales et culturelles des comités d’entreprises. Le groupe accompagne plus de 5 000 clients (dont par exemple Orange, BNP Paribas ou encore Michelin), ce qui représente plus de 4 millions de bénéficiaires.

A l’origine, le groupe développait un progiciel de communication et de gestion intégrée full Web à destination des comités d’entreprise. Une activité très rentable parce qu’elle permettait au groupe de dégager une rentabilité de l’ordre de 18%. Le tournant a lieu en 2009.

"Je voulais allier le contenu et le contenant. C’est pour cela que j’ai acquis Meyclub, devenu le premier portail e-commerce intégrant les subventions des CE" m’explique Patrice Thiry. En fait, les bénéficiaires accèdent à un unique portail d’offres par l’intermédiaire du portail extranet de leur CE.  Le groupe a diamétralement changé de visage et de taille. De 9 mero en 2008, le chiffre d’affaires a grimpé à 35 mero en 2010. Les résultats annuels ne sont pas encore publiés mais les résultats semestriels ont été plutôt bons avec une rentabilité d’exploitation de l’ordre de 4%. Cette baisse de la rentabilité est normale dans la mesure où l’activité e-commerce moins rentable (ce qui est logique) prend une part de plus en plus importante du chiffre d’affaires.

On peut estimer qu’à terme l’ecommerce dégagera une rentabilité de l’ordre de 3 à 4% tandis que le logiciel sera sur des rythmes de 18%.  Sur un plan stratégique, le groupe vient de lancer les e-chèques Meyclub, le premier e-chèque cadeau dédié aux comités d’entreprise. L’action ne semble pas très chère avec un PER autour de 10 sur 2011. Le seul bémol concerne l’étroitesse du flottant. Si l’on additionne les participations des managers , des business angels  du private equity, on obtient un flottant qui ne dépasse pas 5%. C’est pour cela que les volumes sont ridicules sur cette valeur côtée sur Alternext. Il y a eu 55 titres aujourd’hui. De quoi s’interroger sur le bien fondé de la cotation. Mais ça c’est une autre histoire…

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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