N’écoutez pas le 20h : revenez sur certaines actions

Rédigé le 23 août 2011 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Bon, l’été boursier a été pourri avec l’effondrement des marchés actions que vous connaissez. Les journaux télévisés ouvrent désormais le 20h sur le krach boursier, la spirale de la baisse ou encore les rumeurs sur la Société Générale. Les experts se pavanent à la télévision en expliquant que « c’est grave » et en donnant leurs explications pour sauver les marchés.

Ces mêmes experts, je ne les ai pourtant pas entendus quand le CAC 40 flirtait avec les 4 000 points pour prévenir que les indices étaient beaucoup trop hauts compte tenu des crises de dettes souveraines et des signes de ralentissement économiques. Nous n’étions que quelques-uns, comme mon ami Philippe Béchade, à penser que les marchés devraient fortement baisser. Je l’ai souvent dit sur BFM Business au point de m’attirer le courroux de certains téléspectateurs.

Bon, maintenant que j’ai jeté mon venin sur ces « grands spécialistes de l’audimat boursier du 20h », j’ai envie de vous dire de ne pas baisser les bras dans le contexte actuel.

Si vous regardez nos indices, il n’y a pas de raison d’être optimiste. Sauf que ce serait penser à l’envers.

Prenez l’indice CAC Small 90… Il vient de perdre 16% en un mois pour se retrouver sous les 6 000 points — contre un plus haut annuel de 7 655 points.

La purge est sévère et comme je ne cesse de l’expliquer, la déconnexion n’a pas eu lieu entre small et big caps. Les investisseurs ont vendu avec précipitation des titres, non pas parce qu’ils déçoivent mais parce qu’ils sont liquides et permettent de récupérer du cash.

Alors maintenant, que faire ?

Faut-il rester à l’écart du marché ? De toute façon, le marché aura toujours raison sur vous. Autant éviter les pertes ; Oui mais…

Mais à ces niveaux, les actions demeurent le meilleur placement eu égard aux niveaux de valorisation actuels. Avez-vous envie d’acheter de l’obligataire allemand avec des taux à 10 ans à 2%, quasiment à son plus bas niveau historique ? Voulez-vous mettre votre argent en monétaire avec des rendements proches de 0% aux Etats-Unis et moins de 2% en Europe ? Savez-vous par exemple qu’une banque américaine oblige ses clients à payer des intérêts s’ils déposent de l’argent en monétaire ? Monétaire et obligataire ne rapportent plus rien.

Franchement ce genre de placement n’est pas très intéressant. Non, si l’on sait séparer le bon grain de l’ivraie, il faut progressivement revenir sur les marchés actions en se positionnant sur les sociétés dont les fondamentaux sont bons et les perspectives séduisantes. Vous allez me dire… « Cela fait des mois que vous tenez ce discours. Dans votre dernier article, c’est déjà ce que vous disiez. »

C’est vrai ; sauf que j’étais baissier depuis des semaines et que je ne le suis plus vraiment, si l’on excepte une poursuite de la consolidation possible pour encore 10% dans les jours qui viennent. Pour moi, le gros de la chute est passé. Et maintenant, il est temps de revenir sur des bons dossiers.

Les excès de ventes donnent d’excellents potentiels de rebond !

Et surtout, il y a des corrections qui frisent le grand n’importe quoi. Je vais vous donner quelques exemples qui prouvent l’irrationalité actuelle de certains gérants.

Prenons par exemple BULL dont la capitalisation boursière a chuté de 26% en un mois. Que s’est-il passé sur la valeur ? Le FSI est entré au capital avec 5% des actions, devenant ainsi son deuxième actionnaire tandis que son résultat net a atteint 7,4 millions d’euros (mero) au premier semestre contre une perte de 18,4 mero pour le premier semestre 2010. La SSII a en plus une situation financière très saine avec une trésorerie nette de 205 mero.

Nous allons donc faire des calculs pour trouver le fameux VE/CA* (soit la valeur d’entreprise rapportée au chiffre d’affaires) de BULL. Je trouve un ratio de 0,16, ce qui est franchement ridicule. Je suis prêt à prendre les paris avec vous que dans un an jour pour jour, l’action BULL sera nettement mieux valorisée qu’actuellement.

Vous voulez d’autres exemples ?

_____________________Pour vous aider dans vos investissements______________________ Peu importe les aléas du CAC 40, les belles plus-values existent, et je vais vous montrer où les trouver.

En 10 ans, j’ai transformé 62 500 $ en 305 000 $. Mon nom est Marc Mayor, et aujourd’hui j’ai repéré une minuscule société qui pourrait vous rapporter jusqu’à 1 000% de gains potentiels!

Découvrez ici la société que j’ai sélectionnée pour vous et visez 1 000% de gains !

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Au début de l’été, je vous ai livré une analyse sur ITESOFT, le spécialiste dans l’édition et l’intégration de logiciels de traitement automatique des documents papiers et numériques.

La trésorerie nette par action atteint 1,53 euro pour un dernier cours coté de 2,06 euros. Cela veut dire que l’activité propre d’ITESOFT n’est valorisée que de 0,53 euro par action — ou si vous préférez 3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires attendu de 20 mero cette année. C’est extrêmement faible pour un éditeur de logiciel.

On continue. GROUPE CRIT, l’un des acteurs du travail temporaire, vient de perdre 30% en un mois, tout simplement parce qu’un broker a sorti la valeur de liste de valeurs recommandées tout en maintenant son objectif de cours à 30 euros. Est-il normal que la valeur se soit effondrée en dessous des 15 euros ? GROUPE CRIT se paye maintenant sur un PER de 8 et sur une VE/CA de 0,06. Sa trésorerie nette atteint 41 mero, ce qui représente 25% de sa capitalisation boursière.

Franchement, si cela ne s’appelle pas des excès et de l’irrationalité boursière, je me demande alors ce que cela peut être.

Alors oui, les marchés pourraient bien reperdre encore 10%. Mais sur ces dossiers, vous avez bien plus à acheter qu’à laisser la hausse passer.

Bon j’en ai fini avec mon venin… Je me calme. A vendredi…

* Décryptage : VE/CA

La valeur d’entreprise est calculée en additionnant la capitalisation boursière de la société et la situation financière nette de la société.

Aussi paradoxal que cela puisse être, on retranche du chiffre d’affaires la trésorerie et on additionne les dettes. Cela veut dire que plus la société a une trésorerie positive et plus l’action sera abordable avec un ratio faible.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

2 commentaires pour “N’écoutez pas le 20h : revenez sur certaines actions”

  1. […] vous rappelez que mardi, lors de ma dernière e-letter, je vous indiquais que le gros de la baisse était derrière nous, et qu’à part une chute de […]

  2. […] parution dans Small Caps Confidentiel le 23/08/2011. AKPC_IDS += […]

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