Moscovici se prendrait-il pour Madame Thatcher ?

Rédigé le 17 février 2015 par | Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Vous connaissez l’expression qui caractérise le mieux le monde de la finance depuis Margaret Thatcher :  « Il n’y a pas de plan B ».

C’est exactement ce que vient  de balancer à la face des grecs notre commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, ce mardi 17 février.

greek_elections_euro_crisis_2012_05_07Pour la commission qu’il préside, n’existait, n’existe et n’existera jamais autre chose que le « plan A », c’est-à-dire l’accord à 19 et supervisé par la Troïka qui condamne la Grèce à l’austérité et la braderie des biens détenus par l’État Grec.

Après l’échec du premier cycle de négociations lundi (malgré une semaine de préparation) qui s’est conclu par une impasse totale, l’Eurogroupe pose un ultimatum de quatre jours à la Grèce pour qu’elle accepte -tel qu’il est configuré depuis 2011- son programme de redressement, qui arrive à échéance ce samedi 28 février à minuit.

La Grèce et l’Europe se trouvent donc bien confrontés à un des ces cas de figure relevant de la théorie du jeu où aucun des deux adversaires qui se foncent dessus ne veut céder le passage à l’autre. En l’occurrence, il s’agit d’un autobus européen fonçant vers une caisse à savon montée sur roulettes… mais c’est tout ce qui reste du taxi athénien des années 2002/2010.

Plus grand chose à perdre  du côté grec !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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