Monceau Fleurs vs Hologram Industries : deux OPA, deux histoires différentes

Rédigé le 27 juin 2013 par | IPO, OPA, opérations financières, Mid et Small Caps Imprimer

Ce début de semaine a été extrêmement riche en actualité pour nos small caps. Deux valeurs ont, par exemple, fait l’objet d’une OPA : Monceau Fleurs et Hologram Industries. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire sur BFM Business mardi, ces deux sociétés n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre. Leurs secteurs d’activité et leurs histoires boursières sont aux antipodes. Et c’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

• Monceau Fleurs : l’OPA de la dernière chance

Commençons par Monceau Fleurs (FR0010554113). Le leader français dans la distribution de fleurs est dans une situation catastrophique. Ses pertes ne cessent de s’accumuler et pourraient bien atteindre les 20 millions d’euros sur l’exercice 2012-2013. Ajoutez-y un lourd passif de 30 millions d’euros – constitué notamment d’obligations convertibles à rembourser – et vous obtiendrez une situation des plus cauchemardesques.

Moi qui ai participé à son introduction en Bourse, je peux vous dire que l’opération avait été plus que couronnée de succès. La présence de fonds prestigieux au capital du groupe et surtout les pronostics de croissance et de rentabilité en faisaient rêver plus d’un. Malheureusement, les déceptions se sont enchaînées année après année. Le fleuriste n’est jamais vraiment parvenu à résorber l’endettement causé par le rachat de son conçurent Rapid’Flore en 2008.

Perceva Capital pourra-t-il sauver Monceau Fleurs ? Dirigée par deux anciens associés de Butler Capital Partners, la société se propose de lancer une OPA sur le groupe à 0,63 euro par action – soit une prime de 23,5% par rapport au dernier cours coté. Franchement, il n’y a pas lieu de se gargariser. Je vous rappelle que le prix d’IPO en 2007 était de 10,50 euros… La capitalisation actuelle du groupe est depuis tombée à 3,7 millions d’euros.

Afin de sauver ce qui peut encore l’être, je conseille à ceux qui ont encore du Monceau Fleurs en portefeuille d’apporter leurs titres à l’offre. Nous avons bu le calice jusqu’à la lie sur ce dossier. Il restera, pour moi, l’un des plus grands échecs boursiers de ces dernières années.

• Hologram Industries : un rachat au plus haut

La situation est évidemment différente pour Hologram Industries (FR0000062168). Ce spécialiste des composants holographiques destinés à l’authentification et à la sécurisation des documents d’identité et fiduciaires va se faire racheter par son fondateur Hugues Souparis à 35 euros par action – soit une valorisation boursière de 189 millions d’euros.

La société est extrêmement bien gérée et sa situation financière est on ne peut plus saine. Sa rentabilité opérationnelle est supérieure à 22% et sa croissance affiche deux chiffres au compteur. De même, son parcours boursier est remarquable. Jugez plutôt : 268,42% de progression sur 5 ans, 150% sur 3 ans ou encore 38,07% sur 1 an et un plus-haut historique pour la société sur son cours d’OPA.

Pourquoi une telle opération ? Mon sentiment est le suivant. J’ai l’impression que le fondateur du groupe est un peu lassé de la Bourse et des coûts afférents à toute cotation. Il me semble qu’il va reprendre à 100% le contrôle de la société pour le revendre dans quelques années à un fonds ou à un investisseur institutionnel avec une belle plus-value à la clef.

Car sinon comment comprendre qu’il paye au plus haut sa société pour la retirer de la cote ? Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse mais c’est la mienne. Personnellement, je ne vois pas d’autres explications possibles car sur les niveaux de 35 euros par action, le PER ressort à 29,5… Vous le voyez, c’est très cher.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

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