MIF 2 : les analystes financiers dans la tourmente

Rédigé le 13 septembre 2017 par | Mid et Small Caps Imprimer

En janvier prochain, MIF 2, la nouvelle mouture de la directive européenne sur les Marchés d’Instruments Financiers, entrera en vigueur. Et, avec elle, pas mal de bouleversements en perspective… Je ne m’appesantirai cependant pas sur les apports militant pour plus de transparence ou une meilleure efficience des marchés, mais plutôt sur une mesure qui fait bruisser d’émoi la communauté financière tout simplement parce qu’elle va profondément remanier le métier d’analyste financier. 

Avant MIF 2 : l’analyse financière, un service « gratuit »

Resituons rapidement le contexte…

Historiquement, la recherche financière – à savoir les notes économiques et boursières émises par les analystes financiers – était considérée par les opérateurs comme un préalable nécessaire à tout passage d’ordres.

Ceci dit, aucune grille tarifaire ne régissait ces prestations puisqu’elles étaient délivrées gratuitement. Les brokers se payaient directement « sur la bête », au moyen de commissions prélevées sur les opérations boursières.

Un mode opératoire qui va littéralement changer au 3 janvier prochain…

Après MIF 2 : 30% à 40% de revenus en moins

A cette date, il y aura en effet une séparation stricte entre frais d’exécution des ordres et frais de recherche. Ainsi, les services d’analyse financière deviendront payants.

Une nouvelle source de revenus pour les analystes ? Pas vraiment puisque ces derniers s’attendent à perdre, en moyenne, entre 30% à 40% de leur revenus… Gros coup dur pour cette profession qui, à Paris, a perdu 15% de ses effectifs en 15 ans.

Les small et mid caps victimes collatérales de MIF 2?

Je ne vais pas vous le cacher, les conséquences de cette mesure ne seront pas neutres pour les small et mid caps… Les brokers resserreront sans aucun doute leur attention sur les grosses valeurs. Au détriment des petites et moyennes capitalisations donc, déjà trop habituées à naviguer hors-radar.

Si cette nouvelle disposition ne poussera pas les analystes à les suivre davantage, elle ne changera finalement rien pour ceux nous, dans Mes Valeurs de Croissance. En effet, dans cette lettre dédiée aux small et mid caps, nous sommes habitués à travailler des dossiers peu suivis. Donc jusqu’ici, notre routine ne change.

Et puis, j’y vois un point positif malgré tout : moins sollicités par la communauté financière, bon nombre de patrons deviendront plus abordables. Je devrais donc pouvoir en rencontrer plus encore et ainsi élargir mon terrain de jeu préféré…

[Vous voulez vivre du trading? De votre trading? Mais, problème, vous êtes débutant… Ne vous lancez pas seul, faites vos premières armes boursières avec des conseils avisés. Les petites valeurs restent le compartiment idéal pour se faire la main ! Plus de détails ici…]

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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