Le palmarès mid et small caps du premier semestre

Rédigé le 26 juin 2015 par | Mid et Small Caps Imprimer

Comme à chaque fin de semestre, je vous propose un point sur les tops et les flops du segment des small et midcaps. Bien entendu, il ne s’agit pas d’un inventaire selon les performances et contre-performances mais de mettre en lumière les valeurs qui ont marqué ce premier semestre 2015.

Commençons par les flops… et rendez-vous la semaine prochaine pour les tops.

Anevia : -61%, la descente aux Enfers

CAC 40

Anevia (FR0011910652), est spécialisé dans le développement des logiciels nécessaires à la diffusion de la télévision en direct et à la demande. A priori, un marché porteur et prometteur… sauf que la société n’est clairement pas à la hauteur des espoirs qu’elle avait fait naître lors de son IPO.

Jugez plutôt : il y a 13 mois, l’action faisait ses premiers pas sur le marché à 12,13 € ; actuellement le titre s’échange sous 4 €.

Une descente aux enfers bien difficile à arrêter tant les déceptions pleuvent sur ce dossier : le chiffre d’affaires du groupe a certes progressé de 16% en 2014 (à 8,5 M€), mais avec une perte nette se chiffrant à 3,4 M€. Plus grave encore : pour l’exercice 2014, la société vient d’annoncer qu’elle allait devoir passer des provisions pour créances clients à l’export pour quelque… 0,8 M€. La situation de trésorerie est donc très tendue et au-dessus de la tête des actionnaires plane désormais l’ombre d’une augmentation de capital.

Bref : fuyez… Il s’agit d’un dossier à risque qui n’a cessé de décevoir depuis son IPO et dont la pérennité ne sera assurée qu’au prix d’une forte dilution pour les actionnaires.

Bigben Interactive : -37% malgré Bolloré au capital

CAC 40

On pensait que la présence du Groupe Bolloré au sein de Bigben Interactive (FR0000074072) –une participation supérieure à 20% – était un gage de solidité pour le spécialiste de la conception et distribution d’accessoires pour consoles de jeux. Eh bien non… La société continue de décevoir avec un exercice 2014-15 assez mauvais avec une perte nette de 4,3 M€ contre un bénéfice de 2,5 M€ sur l’exercice précédent.

Le groupe avait prévu de réaliser un résultat opérationnel de 8 M€ sur l’exercice avant de parler d’un résultat opérationnel de 2 M€ en avril dernier… Finalement ce même résultat s’est élevé à 1,6 M€. On savait que la communication n’est pas le point fort du groupe, mais à ce point c’est assez pitoyable…

Reste à se demander si, ayant intégré toutes ces mauvaises nouvelles n’est pas à ses plus bas niveaux : le titre perd 40% depuis le début de l’année et 65% depuis le début 2014. Une opportunité d’achat au final ?

Transgene : -30%

CAC 40

Depuis quelques années, le secteur des biotechnologiques a été très recherché, mais Transgene (FR0005175080) est toujours restée à l’écart de cette fièvre acheteuse.

À vrai dire, l’action est même proche de ses plus-bas, en recul de 80% depuis début 2010.

Il faut dire que le newsflow est mauvais. Les investisseurs s’impatientent et se demandent s’il y aura un jour un partenariat pour le principal candidat médicament de la société : le TG4010.

Certes, il y a des données positives pour ce possible médicament utilisé dans le cancer du poumon… Mais cela reste pour l’instant à l’état d’études.

Mis à part la chance d’avoir comme investisseur l’Institut Mérieux, la société a de quoi laisser ses actionnaires sur leur faim : la société a englouti plus de 200 M€ en cinq ans sans aucun résultat probant. Je ne suis pas spécialiste du secteur des biotechs mais il me semble, pour en avoir discuté avec de nombreux acteurs du monde de la biotechnologie, qu’il y a sans doute des entreprises bien plus intéressantes.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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