MGI Digital Graphic : une activité de niche qui paye

Rédigé le 13 mars 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

J’apprécie les entrepreneurs partis de rien et qui ont su construire un groupe, procurant du travail à de nombreuses personnes. A l’heure où il est de bon ton de critiquer ceux qui ont réussi – sans doute plus par jalousie que par véritable idéologie… du moins, je l’espère sinon c’est à se décourager du genre humain –, à l’heure où ceux qui gagnent de l’argent sont stigmatisés comme s’ils l’avaient volé à leurs salariés, je suis convaincu que les entrepreneurs, ceux qui dirigent des boîtes qui font vivre des millions de salariés sont le coeur de l’économie.

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Dans le monde des small caps, il est fréquent de rencontrer des patrons qui sont de vrais self made man, dont la réussite ne dépend que de leur volonté et de leur savoir-faire. Eh bien une fois de plus, je viens de rencontrer un homme qui a réussi à force de travail : Edmond Abergel, P-DG de MGI DIGITAL GRAPHIC (FR0010353888). Il a créé sa société il y a maintenant 30 ans : « A 22 ans, j’ai créé ma société après avoir fait mes premières armes dans la conception de missiles. Mais nous avons mis neuf ans à mettre au point notre première machine après avoir tâtonné dans l’informatique » m’explique ce sémillant quinquagénaire, finalement assez décontracté et qui mange avec un solide appétit.

La société opère sur une niche porteuse : la conception et la commercialisation de systèmes d’impressions numériques destinés aux professionnels de l’imprimerie ou encore des arts graphiques. Une niche porteuse ? Oui, je vous ai plusieurs fois parlé sur le site de cette belle croissance, mais regardez de plus près les résultats et la croissance de la boite.

Le chiffre d’affaires en 2011 a progressé de 17,6% à 22,4 millions d’euros pour un résultat net en hausse de 11,2% à 3,2 millions d’euros. Certes, la marge nette recule légèrement mais reste quand même à 14,3%. Plus que convenable. Et encore le bénéfice net pourrait être encore supérieur : « Nous consacrons 22% de notre chiffre d’affaires à la R&D, soit environ 5 millions d’euros. Vous comprenez que si nous baissons notre effort, nous pouvons remonter du résultat » m’explique le jovial P-DG de cette société, qui reçoit au même moment un coup de fil de Dubaï de son autre frère. Et la famille, c’est sacrée pour la famille Abergel : rester proches avec un frère aux Etats-Unis et un autre qui l’épaule en France… cela permet aussi de faire des affaires. Le groupe ne réalise que 30% de son chiffre d’affaires* dans l’Hexagone ; il vient de racheter un sous-traitant allemand et possède une filiale gérée aux Etats-Unis par son autre frère.

Avec 5 millions d’euros consacrés à la Recherche & Développement, vous vous doutez que l’innovation est quasiment permanente au sein du groupe. La société a d’ailleurs reçu récemment le soutien d’Oseo dans le cadre d’un projet d’innovation stratégique industrielle. Une somme coquette de 4,7 millions d’euros sur trois ans. La situation financière de MGI DIGITAL GRAPHIC reste très saine avec une trésorerie nette de dettes de l’ordre de 2,5 millions d’euros, la société autofinance largement sa croissance et elle n’a jamais fait appel au marché.

2012 devrait être encore une bonne année pour le groupe avec une hausse de l’ordre de 15% du chiffre d’affaires qui s’accompagnerait d’une stabilité des marges liée au renforcement des équipes commerciales. « Nous comptons également beaucoup sur le salon Drupa, salon mondial de l’impression qui se tient tous les quatre ans à Dusseldorf. Nous y serons du 3 au 16 mai. »

Question boursière, maintenant, l’action prend 11,3% depuis le 1er janvier et 4,5% en un an. C’est correct dans le contexte actuel même si le secteur de référence du groupe n’est pas des plus attrayants. Mais les ratios de MGI DIGITAL GRAPHIC sont encore attractifs avec par exemple un PER de 14 ou encore une VE/ROC de 10,5.

C’est typiquement le genre de dossiers qui pourrait intéresser des gros acteurs du secteur… N’oublions pas que les concurrents sont des acteurs comme Xerox, Fuji ou encore Canon. Resterait à convaincre la famille Abergel, actionnaire à hauteur de 45%, de céder leur société… Affaire à suivre tout de même.

* Chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires constitue généralement l’essentiel des produits ou services vendus par une entreprise. Dans certains cas, cependant, il peut exister un écart substantiel entre le chiffre d’affaires d’une entreprise et le total de ses produits d’exploitation. Prenons un exemple : l’entreprise A qui élabore des produits dans le domaine complexe des biotechnologies, a réalisé des ventes pour un montant de 10 millions d’euros. C’est son chiffre d’affaires. Mais elle a reçu dans l’année de nombreuses subventions : dotation de fonctionnement, projet de recherche et développement, pour l’aider à financier ses recherches. Le montant de ces subventions n’est pas inclus dans le chiffre d’affaires car il n’y a pas eu de facturation mais il est inclus dans le total des produits d’exploitation, à partir duquel est calculé le résultat d’exploitation, en bénéfice ou en perte.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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2 commentaires pour “MGI Digital Graphic : une activité de niche qui paye”

  1. […] vous rappelez que, suite à ma rencontre avec le P-DG du groupe Victor Abergel, j’avais réalisé un long papier sur MGI Digital Graphic […]

  2. […] Je vous ai présenté cette société suite à ma rencontre avec son P-DG Victor Abergel lors d’une eletter. […]

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