Oubliez la tendance — mettez les probabilités de votre côté !

Rédigé le 22 janvier 2013 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Par Isabelle Mouilleseaux

Où vont les actions en 2013 ? Les mines ? Les matières ? Les devises ?

Partout à la une des journaux financiers la même question :

Quelles sont les tendances à jouer en 2013 ?

Qui sait ? Je vais être très franche avec vous : PERSONNE

Mais laissez-moi vous poser une question : est-ce si important de savoir quelle est la tendance à venir ?

Très franchement, NON…

Mais 99,99% des investisseurs vous diront que SI.

Cela fait 20 ans que j’investis. J’ai presque tout essayé… Durant des années, j’ai passé mon temps à tenter de deviner « quelle sera la tendance », comme vous. Il faut être « dans le bon sens » si on veut gagner en Bourse, c’est bien connu…

Aujourd’hui, je ne cherche plus à « deviner » quelle sera la tendance. Qu’elle monte, qu’elle stagne ou qu’elle baisse, peu m’importe… j’encaisse des rendements réguliers.

Mon secret ?

J’ai mis les probabilités de mon côté, à hauteur de 80%. C’est beaucoup plus efficace que la stratégie de la boule de cristal…

J’aurai très certainement l’occasion de vous expliquer « comment » dans ma petite « e-letter » Agora Formation (Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez vous y inscrire en cliquant ici).

Mais revenons quelques instants à nos mines d’or. Je vous dirai ensuite comment je me positionne sur ce secteur.

1 – Les cours des mines aurifères sont « à la casse »

L’indice XAU a dévissé de 28% depuis le top atteint à trois reprises en 2011 (230 points). Rien que sur les trois derniers mois, l’indice a perdu 15%

Quant aux juniors… elles ont perdu 50% de leur valeur depuis le top de 2011 ; nous sommes revenus au niveau du creux extrême de l’automne 2008…

Préparez-vous à changer votre manière d’investir !

Préparez-vous à des investissements plus simples… à un portefeuille plus sûr… à des gains mieux protégés… à des pertes mieux maîtrisées…

… et surtout, préparez-vous à n’y passer que 20 minutes par semaine !

Mathieu Lebrun a élaboré pour vous une méthode d’investissement claire et simple : il vous guide pas à pas, pour que vous n’ayez plus aucune décision à prendre… ou presque.

Découvrez dès maintenant sa méthode, ses principes boursiers et les indicateurs qu’il utilise jour après jour dans une vidéo complète réalisée spécialement pour vous…

Cette situation pourrait bien ouvrir de belles opportunités à qui sait acheter les bonnes mines d’or : vous trouvez tout un tas de grosses minières qui se traînent avec des PER inférieurs à 10 et des rendements supérieurs à 2,5% (on parle de mines !) pendant que le S&P500 affiche un PER de 14 et un rendement inférieur à 2%…

2 – Le cours des mines est très en retard par rapport à celui des actions ET de l’or Regardez ce graphique. Sur un an :

– l’or, resté stable sur la période, a surperformé les mines d’or de 15% ; – le S&P500, qui a gagné 18% sur la période, a surperformé les mines de plus de 30%. – mines et S&P500 évoluent de façon diamétralement opposée depuis trois mois.

Graphique comparé SP500, once d'or et XAU Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

S&P500 (en vert) – Once d’or (en rouge) – Indice des mines aurifères (chandeliers japonais)

Le potentiel de rattrapage des mines est donc bien réel, ne serait-ce que parce que dans le temps, les excès à la hausse et à la baisse se résorbent pour revenir vers la moyenne historique.

3 – Un ratio que je vous recommande de suivre… Regardez maintenant l’évolution du ratio cours des actions US (S&P 500)/cours des mines d’or (XAU). Vous voyez les deux tops ?

Graphique comparé SP500 et XAU Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Celui qui s’est positionné sur les mines d’or à chaque top atteint par le ratio (en mai et juillet 2012 — entouré en rouge ci-dessous) a bénéficié d’un très fort mouvement de hausse du cours des mines dans les semaines qui ont suivi :

Certes, nous ne sommes pas tout à fait revenus au top, mais n’en sommes pas loin.

Ceux qui suivent mon indice de sentiment (Bull percentage Index) savent que nous sommes revenus dans une zone de survente (30). Mais pas encore de survente excessive (inférieur à 15). Soyons patients.

Voici ma stratégie pour investir sur ce secteur Deux constats et un objectif :

– le cours des belles mines est « à la casse » ; – le risque de baisse significative du cours de ces valeurs est limité ;

Mon but est d’acquérir ces mines « à encore meilleur marché qu’actuellement », tout en encaissant un revenu régulier.

Prenons le tracker des grosses mines d’or GDX à titre d’exemple.

Graphique du GDX Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Le tracker GDX cote actuellement 45$. Son plus bas : 40$.

Je veux pouvoir l’acheter 40$. Soit 11% en dessous du cours actuel (déjà très bas).

Pour ce faire, je m’engage à acheter les titres GDX au cours de 40$ d’ici à juin. En contrepartie, je perçois 1,98$ de rémunération par titre.

Cette opération me permet d’empocher immédiatement 198$ de prime (si je m’engage sur 100 titres GDX). Si le titre GDX cote au-dessus des 40$ à l’échéance en juin, l’option expire. J’ai empoché les 198$. L’affaire est terminée. (Et je recommence l’opération aussitôt pour tenter une nouvelle fois d’acquérir les titres GDX).

Et si le titre cote en dessous de 40$ d’ici juin ?

Dans ce cas, je garde la prime de 198$ et je reçois mes 100 titres GDX crédités sur son compte pour un coût de revient unitaire de 38,76$ (40$ moins la prime perçue)

38,76$… Regardez le graphe ci-dessus. N’est-ce pas un cours d’entrée extrêmement intéressant pour miser ensuite sur le rattrapage des mines d’or massacrées ?

Si.

J’ai réduit mon risque au maximum en achetant GDX à un prix ultra-compétitif.

Ce qui me permet de maximiser mon potentiel de plus-value à moyen terme.

Et en plus j’ai été rémunérée 198$ pour cela !

Comment est-ce possible ?

En vendant une simple option GDX.

Je ne peux entrer ici dans le détail. Nous aborderons (entre autres) cette stratégie de façon plus approfondie dans le cadre d’Agora Formation. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas : vous pouvez vous inscrire gratuitement en cliquant ici.

Première parution dans l’Edito Matières Premières & Devises du 18/01/2013.

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