Messieurs les banquiers, faites des efforts pours nos PME !

Rédigé le 15 octobre 2013 par | IPO, OPA, opérations financières, Mid et Small Caps Imprimer

Interrogez un dirigeant d’une entreprise de taille moyenne et demandez-lui quels sont les principaux défauts de notre pays. Il vous parlera bien sûr de fiscalité mais aussi d’accès au financement. En effet, depuis Bâle 3, les PME ont été les principales victimes de la fuite vers la soi-disant qualité des banques européennes (bon prétexte). Et ce, même si les PME représentent une part très importante des emplois et de la création de richesse.

Ainsi, d’après une étude de la Commission européenne, 99% des entreprises françaises ayant moins de 49 salariés contribuent à hauteur de 46% de la valeur ajoutée de notre pays. Ce n’est pas rien et pourtant elles ont du mal à trouver des financements.

Le cercle vicieux est en place : les conditions de crédit sont plus restrictives et délicates, ce qui entretient la précarité des PME, augmente leurs difficultés à joindre les deux bouts ou tout simplement à investir, et entraîne au final plus de risques de dépôts de bilan puisque les banquiers ne font plus leur travail. Dans le monde si feutré des banques commerciales, big reste toujours beautiful ; les cadres bancaires, qui manient fort bien les ratios financiers, connaissent finalement peu le monde de l’entreprise et ses vicissitudes.

Alors que faire ?

Il faut réfléchir à des solutions alternatives. La création d’EnterNext, un marché réservé aux PME pour émettre de la dette ou des actions, va dans le bon sens. Mais cette Bourse des PME devra convaincre.

Lancée fin mai, elle tarde à se mettre en place. De plus, l’objectif reste assez vague. Il s’agit de promouvoir les entreprises auprès des investisseurs et d’accompagner les entreprises cotées ou en passe de l’être. Vaste mission pour Éric Forest, nommé président de cette nouvelle plateforme boursière, mais qui pourrait porter ses fruits : aux États-Unis, 70% du financement des entreprises se fait par les marchés financiers contre seulement 30% en Europe .

Il faudrait que nos gouvernants prennent davantage cela en compte. Certains plaident déjà pour une meilleure affectation des capitaux. Ainsi, lors des dernières rencontres économiques d’Aix-en-Provence en juillet dernier, Michel Cicurel, l’ex-homme fort de Rothschild, n’hésitait pas à déclarer en réunion plénière que la finance devrait se remettre au service de ses clients et de l’économie…

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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