La BCE bascule dans l’auto-célébration de politiques aussi accommodantes qu’inefficientes

Rédigé le 22 octobre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, alors qu’il donnait aujourd’hui, sa conférence de presse, a été bombardé de questions concernant le « calibrage » du « QE » (quantitative easing ou assouplissement quantitatif) de la BCE… Et il est clair que sa taille sera probablement augmentée en décembre, en dépit des précautions oratoires de rigueur : le président n’a en effet qu’affirmait et réaffirmait que le plan d’injection actuel avait des effets « incontestablement » positifs.

Personnellement, nous aimerions vraiment bien connaître lesquels !

En effet, ni la croissance, ni l’inflation ne tendent vers les objectifs que la BCE s’est fixés avec le  « QE », sans parler des indices boursiers qui affichent des niveaux inférieurs à ce qu’ils étaient avant le début des injections… mais il est facile d’affirmer – sans élément de preuve d’aucune sorte mais avec un vocabulaire offensif – que la situation aurait été pire si la BCE n’avait pas très opportunément déployait son arsenal.

Au final, les marchés saluent cette décision de la Banque centrale : si elle promet implicitement d’agir en décembre, c’est qu’elle a déjà anticipé une dégradation de la situation en Europe… et youpi !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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