Le marché n’ira nulle part, le pétrole n’est même plus un market mover

Rédigé le 8 novembre 2017 par | Matières Premières, Pétrole Imprimer

Vous n’aviez tout de même pas imaginé qu’il pourrait se passer quelque chose ce mercredi sur les marchés ?

Le CAC40 ne s’est enfoncé vers 5 459 que pour refermer le gap du 26 octobre: dès que ce fut fait, retour dans la fourchette des 5 470/5 520.

pétroleA Wall Street, la consolidation initiale n’aura pas fait frissonner plus d’une heure les opérateurs engagés comme des furieux sur des positions à effet de levier: les indices US reviennent à l’équilibre.

Et sur le pétrole, la hausse surprise de +2,2M de barils des stocks US de Brut (contre -1,6M barils anticipé) ne provoque qu’un hoquet marginal de -0,6% du WTI sur le NYMEX (les stocks d’essence fondent de -3,3M de barils dans l’intervalle).

Non décidément, rien ne fait jamais rien aux marchés… les banques centrales peuvent les débrancher, ils ne se rendront compte de rien.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Un commentaire pour “Le marché n’ira nulle part, le pétrole n’est même plus un market mover”

  1. J’écoute régulièrement les gérants sur BFMB, et il m’est venu une théorie. J’espère que vous pourrez l’expliquer mieux que moi.
    Supposons qu’à leur âge avancé, ils aient réellement souffert psychologiquement du krach de 2008. Souvent, ils demandent d’ignorer le point bas de 2009, qui est en bas du canal en UT 3mois, et de plutôt considérer comme référence, si ce n’est pas la MM200, plutôt la borne haute. Mais en dividendes, malgré les ‘rallyes inouïs’ et ‘tendances en ligne historiques’, la hausse devient chiche (25% ?).
    Pire: que cherchent leurs clients/auditeurs ? La fortune ! Or c’est mathématiquement impossible. Si un PP investit maintenant 100K€ sur un tracker CAC (une somme énorme pour sa classe sociale), pour atteindre un seuil de richesse ‘définitive’ (jusqu’à sa mort) de 2M€, il faudrait que le CAC atteigne 100.000 points (plus l’inflation) ! A croissance finie, cela suppose de verser des dividendes ruineux et/ou des PER incroyables.
    Conclusion: obligations ou actions, de toute façon, l’exponentielle de réinvestissement restera toujours trop lente. On accumulera toujours plus en épargnant ses revenus disponibles. Leur boulot est vain, déprimant et cela s’entend.

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