Marc Delcourt de Global Bioenergies: « Nous devrions atteindre la rentabilité en 2016 »

Rédigé le 23 janvier 2014 par | Biotechs et Medtechs, Interviews, IPO, OPA, opérations financières, Mid et Small Caps Imprimer

Marc DELCOURT / GLOBAL BIOENERGIESJ’avais rencontré Marc Delcourt, P-DG et fondateur de Global Bioenergies (FR0011052257), il y a 1 an mais je n’avais rien écrit sur sa société, attendant de voir si l’homme était cohérent dans ses propos. Aujourd’hui, j’ai été séduit par son discours et n’ai plus d’hésitation – même si j’ai du mal à avoir une vision très nette de la valorisation d’un tel groupe.

EL : Pouvez-vous nous décrire votre parcours avant Global Bioenergies ? MD : Je suis un ancien élève de l’ENS, section Biologie. J’ai fait ma thèse à Montréal et c’est là que j’ai attrapé le virus de l’entrepreneuriat. De retour en France en 1997, j’ai créé une des premières sociétés de biologie industrielle, Biométhodes, qui continue aujourd’hui à se développer entre le Génopole d’Evry et les Etats-Unis. Après 10 ans à sa tête, j’ai passé la main pour fonder Global Bioenergies avec Philippe Marlière.

EL : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette aventure ? MD : D’abord, la vision de Philippe Marlière m’a séduite par son originalité scientifique et la pertinence de ses perspectives économiques. Il s’agissait de développer des procédés pour convertir les ressources végétales en oléfines légères, une famille de molécules d’où sont dérivés l’essentiel des plastiques et des carburants qui nous entourent. Mon premier travail a été de lever des fonds. Seventure nous a fait confiance et nous a confié 3,2 millions d’euros – cette société détient encore 27% du capital de Global Bioenergies. Cet argent nous a permis de prouver que le concept scientifique était viable, de mettre au point un premier prototype et de signer un premier accord commercial avec un grand groupe US. Lorsqu’il s’est agi de lever de nouveaux fonds pour développer le procédé, nous nous sommes alors tournés vers la Bourse.

EL : Vous vous êtes introduit en Bourse en 2011 et avez levé 6,6 millions d’euros. Pourquoi la Bourse plutôt que le private equity ? MD : La première raison, c’est la notoriété. Dans notre cas, elle s’est matérialisée par la signature d’un partenariat stratégique avec un groupe industriel, Synthos, dans les semaines qui ont suivi l’IPO. Synthos a depuis contribué aux efforts de R&D de Global Bioenergies à plus de 5 millions d’euros. Cela nous a permis de réaliser les preuves de concepts sur deux autres molécules et de développer à l’échelle du laboratoire notre procédé le plus avancé.

Ce procédé, permettant la bioproduction d’isobutène, est maintenant arrivé à un stade qui va devenir industriel. Et donc, pour le valider à plus grande échelle, nous mettons en place deux pilotes industriels, le premier en collaboration avec Arkema et le deuxième en Allemagne. Nous avons obtenu deux financements importants, d’Investissements d’Avenir en France et du Ministère de la Recherche en Allemagne, représentant un total d’environ 10 millions d’euros sur 3 ans. Nous avons aussi levé 23 millions d’euros en juillet 2013 auprès d’une quarantaine d’investisseurs institutionnels français, européens et américains. Cette levée de fonds a été facilitée parce que nous étions déjà cotés et que notre parcours boursier est bon depuis l’IPO.

EL : Vous avez plusieurs fois fait appel au marché. Allez-vous continuer ? MD : Depuis 2008, plus de 37 millions d’euros ont été levés, en plusieurs fois. Nous avons aujourd’hui les moyens nécessaires pour financer notre phase d’industrialisation et nous n’aurons pas besoin de faire appel au marché à court terme. Mais nous ne nous interdisons cependant pas de réaliser de nouvelles AK si nous en avons besoin. Philippe Marlière et moi-même sommes toujours réticents à réaliser des levées de fonds importantes puisque notre place au capital se voit alors diluée (nous possédons aujourd’hui 26% du capital à nous deux). Notre objectif principal est de réussir l’industrialisation du procédé isobutène et de convertir cette valeur technologique en valeur économique.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

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Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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