Ma rencontre avec le P-DG d’Acheter-louer.fr

Rédigé le 25 avril 2011 par | Interviews, Mid et Small Caps Imprimer

Fabrice Rosset PDG Acheter-louerC’est lors d’un petit déjeuner dans un grand hôtel parisien que j’ai rencontré Fabrice Rosset, P-DG D’ACHETER-LOUER (FR0010493510 – ALALO).

L’homme est plutôt sympathique avec des faux airs de Michel Sapin, l’ancien ministre des finances socialiste. Il est assez réservé, tout en distillant des touches d’humour au gré de notre conversation. Nous avons passé en revue pendant quasiment deux heures tout ce qui concerne ce spécialiste de la presse gratuite immobilière

Acheter-louer.fr propose en effet une gamme complète de solutions de communication à destination des agences immobilières, franchiseurs et courtiers. Fortement touché par la crise immobilière en 2008, comme vous le voyez sur le graphique boursier ci-dessous, le groupe a évité de justesse une vraie crise de liquidité en 2010.

Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Dans un marché en voie de concentration, comme l’atteste le rachat de SE LOGER par Axel Springer, le groupe pourrait constituer une proie idéale d’autant que sa capitalisation boursière est de 4,6 millions d’euros avec un flottant de 3 millions euros.

Je vous livre l’interview que j’ai faite de son dirigeant…

L’interview

Eric Lewin : La société que vous dirigez est redevenue légèrement bénéficiaire sur 2010 avec un bénéfice net de 35 000 euros. Pensez-vous que cette tendance va se poursuivre sur 2011 ? Quels objectifs de rentabilité vous êtes-vous fixés en opérationnel et en net sur 2011 et sur 2012 ?

Fabrice Rosset : La tendance à l’amélioration des résultats est une tendance de fond : le développement de notre CA Internet via nos éditions Internet du webmagazine amène une amélioration mécanique de la rentabilité qui va aller en s’accélérant en 2011. Nous visons pour 2011 un EBITDA positif mais ne publions pas de prévisionnel et surtout nous ne donnons pas de guidance aux marchés financiers. Cela nous apparaît plus prudent.

Eric Lewin : Vous avez signé deux accords importants en 2011, l’un avec Cafpi, l’autre avec Immoxia. Pouvez-vous nous donner quelques précisions sur ces accords? Qu’en attendez-vous en termes de chiffre d’affaires sur 2011 et 2012?

Fabrice Rosset : Ce sont deux accords importants même s’ils sont de nature très différente : Cafpi devient annonceur sur le site Internet et sur toutes nos éditions du Webmagazine. C’est une belle preuve de confiance de la part du N°1 du courtage de crédit. Une réflexion sur les synergies commerciales possibles entre nos deux sociétés qui ont les mêmes clients pourrait être engagée en 2012.

Immoxia est un groupe éditant des journaux gratuits dans le sud de la France. L’accord est commercial : Immoxia commercialise notre offre Internet auprès de ses clients et prospects.

Pour des raisons de confidentialité, nous ne communiquons pas de chiffres, mais nous attendons de ces deux développements une croissance supplémentaire en province sur un modèle générateur de cash flow.

Eric Lewin : Pouvez-vous revenir sur votre situation financière en évoquant notamment votre restructuration de la dette actée à l’automne dernier? Comment se passent les premiers remboursements ?

Fabrice Rosset : Nous avons obtenu en novembre 2010 un gel de la dette bancaire jusqu’au 1er janvier 2013, avec un remboursement en 2013 et 2014. Nous ne remboursons jusqu’à cette échéance que les intérêts, ce qui bien évidemment ne pose pas de problème. Par ailleurs, la mise en place d’un factor a considérablement amélioré la situation de trésorerie de la société.

Eric Lewin : Pouvez-vous nous expliquer pourquoi le marché n’a pas pris en compte votre redressement ? Vous valez moins en Bourse qu’avant l’annonce des résultats.

Fabrice Rosset : Je pense qu’une partie du marché a adhéré à notre stratégie en achetant massivement le titre et qu’une autre partie a engrangé des plus-values par rapport aux plus bas de l’automne en vendant le titre. C’est un titre ultra spéculatif et il est fréquent que certains spéculateurs fassent des allers-retours très rapides. C’est pour cela que vous avez une si grande volatilité. Mais il me semble que l’on pourrait assister à une réévaluation du titre au fur et à mesure des bonnes nouvelles des prochains mois.

Eric Lewin : Allez-vous communiquer plus auprès de la communauté financière avec, par exemple, des analystes qui pourraient vous suivre et écrire sur vous ?

Fabrice Rosset : C’est effectivement le cas, puisqu’une analyse vient de sortir sur la valeur, ce qui n’était plus le cas depuis des années. Elle émane d’une petite société indépendante GreenSome Finance. Vous verrez que le potentiel de progression du titre, d’après les analystes, est assez impressionnant. Encore une fois, cette analyse a été réalisée de façon indépendante et ne concerne que leurs auteurs. Je tiens à le préciser.

Mon commentaire Même si cette interview n’apporte pas de scoop particulier, je suis enclin à adhérer au discours de Fabrice Rosset. Ne serait-ce que pour jouer la recovery bien entamée et un adossement inéluctable, il est tentant d’acheter la valeur aux cours actuels, c’est-à-dire autour de 0,90 euro pour viser un retour sur les 1,30 euro.

L’objectif est ambitieux mais largement atteignable, surtout si le groupe se remet à communiquer après des années de disette ! Car comme je vous l’ai déjà dit : la communication d’une entreprise auprès de la communauté financière est vitale pour sa valorisation boursière.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

3 commentaires pour “Ma rencontre avec le P-DG d’Acheter-louer.fr”

  1. […] ai déjà fait une longue analyse le 10 mai dernier. J’ai déjà aussi longuement évoqué Acheter-Louer suite à ma rencontre avec son P-DG Fabrice […]

  2. […] vous ai souvent parlé d’ACHETER-LOUER, mais rarement de son actionnaire principal ADOMOS. D’ailleurs, les deux sociétés ont le […]

  3. […] ADOMOS (FR0000044752 – ALADO) J’ai souvent parlé d’ACHETER-LOUER dans mes news sur small caps, mais rarement de son actionnaire principal ADOMOS. D’ailleurs, […]

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