LVMH, meilleure performance du CAC 40 : qui l’eut cru ?

Rédigé le 5 février 2016 par | Big caps Imprimer

Avec un CAC40 qui perd plus de 8% depuis le début de l’année, LVMH (FR0000121014) fait figure d’exception avec une hausse supérieure 10% et une volatilité entre son plus-bas du 7 janvier et son plus-haut du 3 février de plus de 18%.

cours LVMH

Je dois dire que je suis assez surpris de cette évolution car j’avais plutôt conseillé de rester à l’écart du groupe. Les attentats parisiens, le net ralentissement chinois et les déboires des pays émergents allaient précipiter le secteur du luxe dans la crise et LVMH qui est fortement positionné en Chine, allait en subir les conséquences.

De toute évidence… il n’en est rien : les résultats annuels publiés par le leader mondial du luxe sont en tous points remarquables.

La croissance organique a atteint 6% sur 2015 malgré une certaine hétérogénéité entre les différentes divisions du groupe. Par exemple la division Mode et Maroquinerie (35% du chiffre d’affaires) progresse de 4% quand les Montres et la Joaillerie (9% du CA) progressent de 8%…

C’est toujours la Mode et Maroquinerie qui est la division la plus rentable, dégageant une marge supérieure à 28% tandis que la distribution sélective est à peine au-dessus des 8%. Le groupe dégage une marge opérationnelle courante à 18,5%, en repli, certes, mais qui reste très correcte étant donné la conjoncture mondiale, et la récession de la Russie et du Brésil.

Et puis, LVMH a largement les moyens de faire des emplettes en 2016 car son gearing ressort à 16%, ce qui est très faible. La société reste une cash machine avec un free-cash flow dégagé de 3,6 Mds€ en 2015 contre 2,8 Mds€ en 2014.

Ce qui explique ces bons chiffres c’est que, le groupe a profité de la puissance de ses marques aux performances très solides : Louis Vuitton, Hennessy et les Parfums Dior.

Comment LVMH envisage l’avenir ?

La direction ne donne pas de prévisions chiffrées sur l’exercice, ce qui n’est pas pour me déplaire car cela évite les sanctions boursières dans le cas où les objectifs ne seraient pas atteints. Néanmoins… cela témoigne aussi de la prudence de la direction.

Mon avis est qu’avec le cash disponible, LVMH réalisera sans doute de nouvelles acquisitions  dans le secteur du luxe qui est en concentration permanente – peut-être en France où le groupe ne réalise plus que 10% de son chiffre d’affaires contre par exemple 27% pour l’Asie hors Japon et 26% aux Etats-Unis.

Et je pense que le titre a encore du potentiel. Il se paye sur un PER de 16 sur 2017 ou encore sur une Ve/roc de 10… C’est dans la moyenne du secteur, voire légèrement plus, mais LVMH a toujours bénéficié d’une prime au leader.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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