L’Italie privée de bad banks

Rédigé le 19 mars 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Les banques italiennes croulent sous un encours de créances douteuses ou irrécouvrables officiellement évaluées à 186 Mds€ (il n’est pas très audacieux d’envisager qu’avec le shadow banking, le montant dépasse largement les 250 Mds€).

Mais nous n’allons pas nous battre sur le montant des pertes potentielles car le vrai souci du jour, c’est que le gouvernement italien renonce (car contraint et forcé) à son projet de mise en place d’une structure de défaisance (une bad bank, quoi ! ) chargée de racheter les 186 Mds€ de mauvaises dettes bancaires, par le biais d’une émission d’emprunts garantis par l’État.  

Autrement dit, il s’agit ni plus ni moins d’aides publiques − garanties en réalité par le contribuable  − au profit des canards boiteux, ce que Bruxelles interdit car cela crée une distorsion de traitement  − et de risque encouru − pour les créanciers des banques qui n’ont pas besoin d’être sauvées… mais sais t-on jamais !

Mais l’imagination des autorités politiques est sans limite lorsqu’il s’agit de trouver les moyens de sauver les amis banquiers (le citoyen lambda peut toujours rêver d’une telle sollicitude, il est juste là pour renflouer les banques ! ). Aussi soyons optimistes : ils trouveront bien autre chose.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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