L’imitation est la plus sincère forme de flatterie

Rédigé le 25 février 2015 par | Apprendre la Bourse, Toutes les analyses Imprimer

Comment accéder aux informations qui font gagner en bourse ? Facile : il suffit d’imiter ceux qui détiennent ces informations privilégiées. Rien d’illégal ni d’immoral là-dedans : l’imitation est la forme la plus sincère de flatterie. Et quand elle rapporte 24% par an après les frais, l’imitation devient une stratégie très attractive.

Le 18 février dernier, on apprenait que Warren Buffett avait vendu ses actions ExxonMobil fin 2014 et acheté des actions IBM. Dans le même temps, George Soros a diminué sa participation dans Petrobras. Tous les trois mois, leurs sociétés, cotées en bourse, sont en effet tenues de dévoiler leurs investissements du trimestre précédent.

Une stratégie simple consiste donc à copier les investissements de géants comme Buffett ou Soros. Je vous en avais déjà parlé dans cet article. Mais ce ne sont pas les seules sources d’inspiration possibles. L’étude* que je décrypte pour vous aujourd’hui repose également sur l’observation des transactions boursières passées par ce que l’on appelle communément les insiders .

Signifiant « ceux qui sont dedans », cette expression regroupe les détenteurs d’informations privilégiées sur l’entreprise qui les emploie ou qu’ils dirigent. Les « initiés » (en bon français) sont typiquement des dirigeants d’entreprises, des cadres, des analystes, etc. Je vous propose de vous intéresser aux insiders d’un lieu inattendu : l’Afrique du Sud.

Insider-Trading-3Depuis 1999, une loi impose aux dirigeants d’entreprises cotées à Johannesburg de dévoiler leurs investissements. Les auteurs de l’étude d’aujourd’hui ont cherché à connaître les performances d’un portefeuille qui répliquerait les transactions des insiders sud-africains.

La stratégie est aussi simple que redoutablement efficace. Quand les dirigeants de sociétés cotées à Johannesburg révèlent qu’ils ont acheté des actions au cours du trimestre précédent, les investisseurs qui auraient acheté, simplement au moment de l’annonce, les mêmes actions et dans les mêmes proportions que ces insiders auraient récolté une performance nette de 24,3% en annualisé sur les quatre mois qui ont suivi. Et ceci en prenant compte des divers frais de transaction.

L’explication est logique : les initiés achètent des titres de leur entreprise, car ils savent qu’elle va connaître un coup d’accélérateur dans un avenir proche. Par exemple suite à une commande spectaculaire ou à l’arrivée sur un nouveau marché. La connaissance privilégiée des insiders permet d’anticiper la réaction des marchés.

Ce qui suit est plus surprenant : si les insiders déclarent avoir vendu plus d’actions qu’ils en ont achetées au cours des trois mois précédents, un investisseur qui aurait acheté ces actions et les aurait gardées pendant trois mois aurait empoché une performance annualisée de 21%, après les frais.

Une explication possible est que les insiders peuvent vendre des actions pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leur entreprise. Ils peuvent vouloir rééquilibrer leur portefeuille, ou avoir besoin de cash pour s’acheter une maison ou payer des études aux enfants. Ce n’est pas forcément un signal négatif pour leur entreprise.

Fidèle à notre esprit critique, on aurait tendance à se méfier d’une stratégie aussi simple. On notera, par exemple, que la période sous revue (2002 à 2013) était particulièrement propice pour l’indice en question, qui n’a accusé que deux années négatives (2002 et 2008). Les performances obtenues sont toutefois alléchantes, avec une méthodologie bien décrite.

Un autre argument serait de dire que ce qui est valable en Afrique du Sud ne l’est pas dans nos contrées. On peut certes s’attendre à des performances moindres ; reste que la performance relative obtenue grâce aux informations des initiés garde tout son sens, peu importe le pays. Signalons également que ces résultats ont été obtenus après l’analyse de plus de 13 000 transactions. A cette échelle, on peut donc difficilement parler de chance ou d’effet statistique.

Finalement, l’analyse scrupuleuse de la recherche académique permet à tout un chacun d’être un insider, en prenant acte des dernières avancées scientifiques. Cela dit, décortiquer des études, comme nous le faisons par centaine chaque mois, ce n’est pas forcément un plaisir pour tous. Raison pour laquelle, nous vous communiquerons prochainement la venue d’une formation complète, et accessible à tous, avec un rendement espéré de 20% en moyenne par an, en étant investi moins de 20% du temps. Encore un peu de patience, ce sera pour le mois prochain…

 

* L’étude mentionnée dans cet article, et bien d’autres encore, peut être consultée en vous enregistrant sur notre page spéciale “Agora”.

 

———– L’INVESTISSEMENT SCIENTIFIQUE ———–

Votre instinct saura-t-il anticiper le prochain krach ? Que disent vos émotions sur l’évolution du CAC 40 ? Votre portefeuille bénéficie-t-il d’un money management précis ?

Votre capital, durement gagné, mérite une stratégie scientifiquement robuste.

Mettez donc un terme à l’aléatoire ! Notre approche exclusivement scientifique à l’investissement vous aidera dans ce sens.

Cliquez ici pour la découvrir

——————————————————–

 

 

Mots clé :

sylvainfrochaux
sylvainfrochaux
Directeur de la recherche chez Straight from The Lab

Sylvain Frochaux est le directeur de la recherche chez Straight from The Labet fondateur de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/). Il est surnommé par ces pairs le « Japonais blanc » de la finance, en raison de son caractère jusqu’au-boutiste et de son parcours de vie.

Après des études brillantes à HEC Lausanne (où il finit premier de sa volée, avec notamment une thèse de master en économétrie financière), il se dirige vers le Japon pour y effectuer son doctorat. De retour en Suisse, il devient responsable de l’analyse financière et de la recherche académique pour le quotidien financier L’Agefi.

En 2009, il quitte le journalisme pour créer le groupe Straight from The Lab (https://ra113.infusionsoft.com/go/sftl/Agora/) qui a pour objectif de rendre accessible, aux investisseurs privés, les dernières recherches en finance. En 2013, après trois ans de recherche, il lance avec son équipe le service Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so/Agora/), une solution d’investissement basée exclusivement sur l’analyse scientifique des marchés. Unique en son genre, cette stratégie fournit aux investisseurs un portefeuille clé en main, avec une garantie de performance (minimum 50% en cinq ans).

Toutes les études mentionnées dans les articles signés par Sylvain Frochaux peuvent être consultées en vous enregistrant sur la page commune des Publications Agora et de Solution ORION© (https://ra113.infusionsoft.com/go/so-agora/Agora/).

Laissez un commentaire