L’hiver sera rude !

Rédigé le 22 octobre 2008 par | Apprendre la Bourse, Autres indices Imprimer

Rebond ou pas rebond ?

Rebond ou retournement ?

Rebond limité ou rebond majeur ?

Feu de paille ou tout feu tout flamme ?

A l’heure où les consensus se bousculent, où les avis divergent, où les intervenants hésitent, où la confiance a du mal à revenir… A l’heure où l’on se demande encore qui des optimistes ou des pessimistes représentent la face cachée de l’iceberg… A l’heure où les mesures sont prises à grande échelle, sur la scène internationale, et où la crise financière bat son plein… A l’heure où nul ne peut y échapper et où les politiques se confrontent aux économistes pour essayer de redresser la barre… A l’heure, enfin, où règne encore le flou et où les inquiétudes persistent… il faut savoir raison garder.

Certes.

Mais pourtant, il faut aussi savoir se mouiller (si vous voulez bien me passer l’expression). Et aujourd’hui, je veux prendre le pari que la baisse des indices n’est pas terminée, et que, ici en France, nous avons rendez-vous avec un CAC40 entre les 2 400 pts au mieux, et les 2 130 pts au pire. Pourquoi ? Je vais me baser cette fois encore sur une analyse exclusivement technique. Puisque le consensus fondamental reste des plus aléatoires qui soit.

Pour ce faire, ce n’est ni un graphique daily, ni même un graphique weekly qu’il faut regarder… mais, vu l’ampleur du drame, je m’appuierai légitimement sur un graphique monthly (où chaque barre représentera un mois). Et que me dit précisément l’étude de ce graphique ci-dessous ?

CAC 40

Quelle est la situation actuelle ?

La chute vertigineuse de l’indice parisien depuis l’été 2007 viendrait finalement s’inscrire dans un grand mouvement de consolidation classique en trois temps, que j’ai annoté A ?, B ? et C ? sur le graphique. En effet, la théorie montre que cette forte baisse est désormais trop importante pour pouvoir n’être considérée que comme un retracement de la hausse qui la précédait (de mars 2003 à l’été 2007). Tous les ratios ont été enfoncés, le principal étant celui de 61,8% (qui se situait sur les 3 840 pts) et même l’ultime recours à 76,4% (qui avoisinait les 3 400 pts).

Aussi, aujourd’hui, plus rien ne me semble pouvoir logiquement contenir les pressions vendeuses, puisque le seul support envisageable d’un point de vue graphique serait celui constitué par l’oblique ascendante en place depuis janvier 1992 et qui a déjà soutenu les cours de l’indice en octobre 1995 et mars 2003 avant de tout récemment générer le rebond actuel. Cependant, cette oblique n’est pas suffisamment importante pour être considérée comme point de retournement. Tout au plus, elle a déjà joué son rôle d’appui intermédiaire.

Quelles sont donc les prochaines cibles théoriques ?

Comme vous pouvez également le voir sur le graphique ci-dessus en rouge, elles sont au nombre de deux, et je garde une légère préférence pour la seconde.

Cible 1 : les 2 400 pts

Ce niveau est en fait la zone correspondant à l’overlap de février 1994. Il est d’autant plus efficient qu’il a déjà retenu le CAC40 pour un retournement majeur lors du fameux point bas de mars 2003. C’est pour cette raison, et en anticipant donc un très large « double bottom » sur ce seuil, qu’il me semble pertinent de le retenir comme prochain et premier objectif dans l’hypothèse envisagée d’une poursuite de la déroute des marchés.

Cible 2 : les 2 130 pts

Ce niveau me semble encore plus décisif que le précédent. En effet, il correspond à la conjonction de deux points techniques importants : il s’agit, d’une part, de la zone d’overlap de mai 1990 (overlap graphiquement plus fort que celui précité) et, d’autre part, de la projection traditionnelle de Fibonacci de 100% de la baisse qui avait pris place entre septembre 2000 et mars 2003 (vague A) reportée au sommet de l’été 2007 (vague B). Soit l’objectif théorique de la fin de la vague C.

Scénario envisagé et points d’invalidation

Que devrait-il donc se passer maintenant ?

Sans écarter une poursuite limitée du rebond actuel vers le seuil psychologique des 4 000 pts, et tant que le niveau de résistance clé situé sur les 4 600 pts n’est pas nettement dépassé, je maintiens mes cibles baissières comme expliquées ci-dessus. Ce dernier niveau correspond en effet à la fois à un overlap important (support de l’indice en juin 2006 puis en janvier et mars 2008 puis résistance en août et septembre 2008) et à la fois au retracement classique de 50% de toute la baisse actuelle, initiée à l’été 2007. En revanche, le dépassement de ce palier majeur pourrait très sérieusement remettre en cause mon scénario négatif et réinstaurer alors la tendance haussière sur le plus long terme. Tendance qui devra définitivement être confirmée par le dépassement des 5 100 pts. Mais nous n’en sommes évidemment pas là !

Aussi, l’hiver s’annonce rude, sinon glacial sur les marchés. Et je ne vois rien d’autre à faire que de jouer la baisse… tant que faire se pourra. Pour cela, vous savez que mes produits préférés sont les Turbos : ils nous ont déjà rapporté des gains de 40,24%… 41,50%… 50,98%… 64,71%… 71,21% en quelques jours alors que les marchés n’arrivaient plus à enrayer leur chute !

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marc-dagher
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