L’habile stratégie de Yanis Varoufakis

Rédigé le 20 avril 2015 par | Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Selon l’avis autorisé d’Ewald Nowotny, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, il ne faut pas s’inquiéter pour rien à propos du dossier grec.

Évoquant l’hypothèse d’un Grexit, il affirme que ce dernier n’aurait pas le même impact qu’il aurait eu il y a deux ans de cela (normal: tout le monde affirmait que ce serait l’apocalypse et la fin de l’euro, avec un effet de contagion dévastateurs vers les autres pays du « club Med »).

Yanis Varoufakis, le Minsistre des finances grecs qui vient de rencontrer successivement Vladimir Poutine et Barack Obama (alors que la France a du mal à obtenir un simple rendez-vous téléphonique avec les puissants de ce monde) joue la partition inverse de celle de Nowotny.

Il tente de faire peur à la communauté européenne : il vise à faire lâcher du lest à l’Allemagne en affirmant qu’une sortie de la Grèce donnerait le signal de la dislocation de la monnaie unique.

Mais ce n’est pas la sortie de la Grèce que les eurocrates redoutent : leur grande peur, c’est de voir Athènes s’en sortir bien mieux sans l’euro (comme le Danemark, la Norvège, l’Islande…), ce qui risque effectivement de donner du crédit aux thèses souverainistes dans des pays frappés par le chômage de masse et l’effondrement du pouvoir d’achat.

 

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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