L’EURUSD flanche : il y a pour encore 5 ans de crise de la zone euro !

Rédigé le 6 novembre 2012 par | Matières Premières Imprimer

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Toutes les salles de rédaction, toutes les salles de marchés ont déjà leur attention focalisée sur cette nuit de mardi à mercredi, le dénouement des élections américaines devant survenir autour de 4 heures du matin. Les deux candidats sont maintenant au coude à coude dans les derniers sondages.

La remontée de Mitt Romney dans les sondages aurait pu constituer un important « market mover » pour Wall Street mais il n’en a rien été : les indices US en sont au même point en ce 6 novembre que les 6 août ou 5 septembre derniers.

Si les actions et les fonds étatiques américains n’ont pratiquement pas quitté leurs sommets annuels depuis fin juillet, alors qu’est-ce qui peut et va réagir à l’issue de cette nuit du 6 novembre ?

La liste s’avère relativement courte en fait.

L’or n’en fait même pas partie (le métal précieux a lourdement chuté le 2 novembre mais il n’a fait que rejoindre la MM100 qui gravite vers 1 675 points et ses niveaux du 31 août dernier). Le pétrole a reperdu 15% depuis la mi-septembre mais à 84,6 dollars, nous voici revenus au niveau du 6 juillet dernier – ce retour quatre mois en arrière se fait pour des raisons bien plus économiques que politiques.

Alors, quel est donc l’actif sur lequel les traders européens ou américains pourront se dire que cela valait la peine de prendre un pari directionnel ? Pas de suspense, la réponse coule de source : il s’agit de la paire eurodollar puisque l’euro était à 1,24 le 6 août dernier et à 1,30 le 1er novembre.

Depuis, le dollar a commencé à se raffermir sur fond de hausse de l’activité industrielle et de timide embellie du marché du travail. Et ce mouvement de repli de l’euro vient d’accélérer avec une chute de l’EURUSD sous le support des 1,2850 dollar (plus-bas à 1,2778 ce lundi matin), avec les turpitudes parlementaires et budgétaires grecques et surtout avec ce confondant aveu d’Angela Merkel : « Il va falloir faire le dos rond, serrer les dents pendant encore 5 ans au moins avant de pouvoir sortir de la crise de la zone euro ». Contrairement aux affirmations du Président français, l’Europe serait donc encore au milieu du gué et loin d’être tirée d’affaire… car 5 ans de croissance anémique, d’austérité, de régression sociale, c’est long (il suffit de demander leur avis aux Grecs).

Ce n’est donc pas si surprenant de voir l’euro sortir par le bas de son corridor 1,3050/1,2850 dollar à la veille des résultats du scrutin américain, comme mon collègue Jérôme Revillier l’avait parfaitement analysé dès vendredi soir dans son article. Je reprends d’ailleurs son graphique :

Graphique EURUSD
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

L’euro oscillait depuis le 7 septembre entre 1,29 et 1,3050 dollar (pour schématiser) et la cassure des 1,28 dollar (brièvement testé en intraday le 1er octobre) ne laisse planer aucun doute techniquement sur la suite des événements. L’euro se prépare à rejoindre la MM100 (1,2630 dollar) et à tester les 1,25 dollar dans la foulée (règle du balancier entre 1,31 et 1,28 euro).

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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