Les valeurs à la casse qui devraient rebondir

Rédigé le 5 décembre 2011 par | Big caps Imprimer

__________________________________

Analyste et rédacteur spécialisé sur les small caps
__________________________________

La sinistrose a été de mise la semaine dernière avec des reculs d’environ 4,5% pour les indices parisiens.

Le refus catégorique de l’Allemagne d’autoriser la BCE à émettre de la monnaie pour acheter massivement de la dette des Etats est évidemment au centre des préoccupations des investisseurs. Mais l’Allemagne joue un jeu dangereux : la structure de son économie pourrait bien se retourner contre elle…

Je m’explique. L’Allemagne est un pays qui dépend essentiellement de la demande extérieure (modèle économique basé sur les exportations, vous le savez). Or, l’aggravation de la crise de la dette en Europe (les pays d’Europe restent les principaux clients de l’Allemagne !) et des pays émergents (gros clients également) remet évidemment en cause ce modèle puisque ce sont eux qui tirent les exportations de l’Allemagne. A force de jouer avec le feu le pays pourrait bien se brûler ! D’autant que sa consommation intérieure ne pourrait absolument pas prendre le relais. Angela Merkel va sans doute être obligée de céder à la pression et d’accepter une intervention de la BCE – sans quoi ce sera son pays qui sera alors confronté à un sérieux ralentissement conjoncturel.

_______________________________Pour vous aider dans vos trades________________________________

Après une période difficile… les profits sont de retour pour Levier7 !

Notre service de trading sur Turbos accumule les gains depuis début octobre, avec notamment des plus-values de 44,05%… 10,36%… 31,67%… 76,05%… et d’autres encore.

Pour l’instant, le quatrième trimestre 2011 s’annonce très prometteur, avec 233,55% de performance cumulée depuis début octobre. Nous en sommes à 12 gains contre 3 pertes, et une performance MOYENNE de 15,5% tous les 7 jours !

Si vous voulez recevoir les prochaines recommandations de Levier7, il suffit de continuer votre lecture…

____________________________________________________________________________________________________

C’est donc le pari que je fais. Et à partir du moment où nous aurons le feu vert allemand, les marchés vont largement remonter. Du coup, j’ai décidé de vous proposer cette semaine une liste de valeurs bradées, décimées, laminées par les marchés mais qui ont pourtant de bons fondamentaux et qui devraient largement rebondir.

Car oui : la récente purge des marchés (n’oublions pas que nous étions à la veille de la Toussaint au-dessus de 3 400 points) provoque de belles opportunités sur les actions.

Notez que j’ai considéré deux ratios boursiers : le PER*, que vous connaissez, et la VE/CA – c’est-à-dire la valeur d’entreprise rapportée au chiffre d’affaires. La valeur d’entreprise est bien sûr la capitalisation boursière à laquelle on rajoute les dettes – ou on retranche la trésorerie.

AKKA TECHNOLOGIES (FR0004180537 AKA) : R&D externalisée

Capitalisation: 167,4 millions d’euros

PER 2012: 5,1

VE/CA : 0,3

Dans le monde des prestations de conseil et d’ingénierie en hautes technologies, voilà donc Akka Technologies, une société présente dans de nombreux secteurs (aéronautique, automobile, ferroviaire, défense ou encore énergie). Le titre a perdu 34% sur les six derniers mois de l’année en dépit de fondamentaux très sains. Son chiffre d’affaires a, par exemple, atteint le niveau record de 103,9 millions d’euros au T3, en hausse de 10,8%. Et sur l’année, la hausse devrait être de 18%. La rentabilité opérationnelle doit s’inscrire en hausse et avoisiner les 8,5%.

Son positionnement porteur qui pourrait permettre au groupe d’atteindre 474 millions d’euros cette année (+18%) avec encore une amélioration de sa rentabilité.

Graphique: AKKA Technologies
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

AUBAY (FR0000063737 AUB) : SSII

Capitalisation : 64,7 millions d’euros

PER 2012 : 7

VE/CA : 0,35

Qui a dit que le secteur bancaire avait du plomb dans l’aile ? Certainement, pas AUBAY dont le positionnement à hauteur de 40% dans la banque ne l’empêche pas d’afficher une croissance de son activité de 13,7% à 135,5 millions d’euros sur les neuf premiers mois.

Pour tout vous dire, je connais bien l’état major du groupe, notamment son directeur financier, et il me semble que la société est assez bien gérée. Maintenir 7,5% de rentabilité opérationnelle n’est pas une mince affaire, surtout dans le secteur des SSII, mais AUBAY veut s’y tenir !

Graphique: Aubay
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

DELTA PLUS GROUP (FR0004152502 DLTA) : équipements de sécurité

Capitalisation: 38,8 millions d’euros

PER 2012 : 4,3

VE/CA : 0,38

Vous vous rappelez du virus de la grippe aviaire et des masques commandés en rafale contre cette pandémie. Et bien le fabricant de ces masques s’appelle DELTA PLUS GROUP. Une société qui se porte très bien avec, par exemple, un bond de 81,6% de son bénéfice net au premier semestre dû à d’énormes efforts sur ses coûts de structure.

Dernièrement, le groupe a réitéré sa prévision d’un chiffre d’affaires annuel de 150 millions d’euros, soit une progression d’au moins 12%.

La société est présente également en Chine où la croissance de son activité dépasse les 60%. Voilà donc un excellent moyen de jouer les pays émergents avec une société qui décote de plus de 25% par rapport à ses capitaux propres.

La baisse du titre de 24,8% en six mois est une excellente opportunité d’achat.

Graphique: Delta Plus Group
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Vous avez donc désormais en main trois titres à jouer. Pour connaître les six autres :

* Décryptage : PER (Price Earning Ratio)
Le PER sert à calculer la cherté d’une action. Il se calcule en divisant le cours du titre par le bénéfice ramené à une action. Par exemple : une entreprise est cotée à 40 euros. Son bénéfice par action est de 2 euros. Le PER est donc de 20. Cela veut dire que lorsque j’achète une action, je la paye 20 fois le bénéfice qu’elle va dégager (on considère généralement que le ratio peut aller de 5 à 40). Plus le PER est faible, plus il est rentable d’acheter. Cet indicateur se révèle très utile pour comparer les différentes entreprises d’un même secteur.

Première parution dans Small Caps Confidentiel le 29/11/2011.

Mots clé : - -

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

Laissez un commentaire