Les tops et les flops de la semaine dernière

Rédigé le 2 avril 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Tous les indices, petits ou grands, ont perdu entre 1,5% et 2% cette semaine. Nous enregistrons une deuxième semaine de consolidation ! Je vous ai averti du risque de recul du marché quand nous étions dans la zone des 3 570/3 600 points en vous disant que les arbres ne montaient pas jusqu’au ciel.

Des inquiétudes qui ressurgissent sur la zone euro (tiens donc… c’est étonnant…), des commandes de biens durables moins bonnes que prévu aux Etats-Unis ou encore la forte baisse de TOTAL sont à l’origine d’une semaine boursière quelque peu morose. Depuis ses plus-hauts de 3 600, le CAC 40 a perdu 5,5%, revenant sur les 3 400 points.

« En tant que citoyen français, vous avez le droit de savoir ce qui se passe ! »

Simone Wapler tire la sonnette d’alarme. A quelques semaines de l’élection présidentielle, notre pays vit peut-être ses derniers instants de calme. Après… eh bien tout pourrait basculer ! Simone vous invite à regarder en face la réalité économique de notre pays dans une vidéo exclusive…

Vous avez le droit de savoir ce qui se passe… mais aussi de connaître les mesures qui pourraient vous aider à vous protéger. Ne perdez pas une seconde et découvrez dès maintenant le message vidéo de Simone Wapler.

Pour ce qui est des small caps, l’indice CAC Small a perdu lui à peine 3,5% depuis son plus-haut de 6 400 points. Les small caps se maintiennent parfaitement, maintenues par leurs publications – en décalage d’au moins six semaines par rapport à leurs homologues du CAC 40. Car y a eu de bonnes surprises.

ITESOFT (FR0004026151-ITE) par exemple, que je vous avais présenté l’été dernier comme étant une valeur à mettre en portefeuille et que j’ai suivi par la suite a pris 50% depuis. Et le titre s’envole en ce moment même, avec des hausses de 15% jeudi dernier et de 10% ce matin. Tout simplement parce qu’elle a décidé de distribuer un dividende* exceptionnel de 0,88 euro par action soit un rendement avant l’annonce de 37%. Du coup, on a oublié les résultats un peu faiblards mais solides de cet éditeur et intégrateur de logiciels de traitement automatique des documents papiers et numériques.

On a également appris en fin de séance vendredi que LINEDATA (FR0004156297) allait procéder à une OPRA, portant sur 25,7% de son capital à 16 euros par action, contre un dernier cours coté de 12,03 euros. Le titre s’envole ce matin de 20% ! Je crois que l’Offre Publique de Rachat d’Action était mon premier article pour cette newsletter ; je l’avais intitulé « Opération réjouissante pour l’Actionnaire« , et pour cause !

HAVAS (FR0000121881) avait fait de même en début de semaine en proposant de racheter 12% de son capital à 4,90 euros, soit une prime conséquente de 22% par rapport au dernier cours coté.

Graphique: OPRA
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Je reviendrai jeudi sur ces OPRA et surtout sur les différentes raisons qui poussent des sociétés à agir de la sorte… car cela devrait continuer dans le climat économique plutôt morose que l’on connaît.

Du côté des bonnes surprises, n’oublions pas les excellents résultats d’ACTIA GROUP (FR0000076655) qui a pris 11%, ou encore l’envolée d’EUROMEDIS GROUPE (FR0000075343) (+10%). Le spécialiste de la conception ou encore la fabrication et la distribution de matériel médical, dont j’ai rencontré le P-DG Jean-Pierre Roturier l’an dernier et vous ai donné moults détails sur le site, est revenu dans le vert au premier semestre, tout en révisant en hausse son chiffre d’affaires annuel.

Concernant les flops de la semaine, il y a évidemment eu NETGEM (FR0004154060) qui a reculé de 10,2% sur la semaine en raison d’un recul de 54% de son résultat net et surtout de perspectives moroses sur le premier trimestre 2012 avec une baisse de 30%. Quand je vous disais de ne pas jouer les valeurs AVANT qu’elles publient ! NETGEM avait bénéficié d’une forte hausse spéculative la semaine avant les publications… Dommage pour ceux qui ont acheté. Mais, comme je l’ai souligné sur Twitter @SCConfidentiel, l’action commence à redevenir intéressante tout simplement parce qu’elle dispose de 50 millions d’euros de trésorerie nette pour une capitalisation de 104 millions d’euros.

Il faut également souligner les nets reculs de BELVEDERE (FR0000060873) (-6%) ou encore d’ARTPRICE.COM (FR0000074783-PRC) (-7,2%).

Le spécialiste des spiritueux, va devoir vendre des actifs stratégiques pour se désendetter dans la situation délicate qu’est le redressement judiciaire. Pour Artprice.com, la baisse est de 25,3% depuis le 1er janvier et de 43% depuis son plus-haut annuel de 67 euros. Cela fait des semaines, voire des mois, que je trouve que ce titre est hors de prix même si les ventes aux enchères on line sont promises à un bel avenir. Et dire que j’ai été si souvent critiqué, comme si je ne comprenais rien à l’analyse financière ! Je ne compte plus les messages sur les forums expliquant que j’étais le « nul » par excellence, tout simplement parce que je n’étais pas dans la mouvance totalement bullish et totalement irrationnelle sur ce titre.

Je serai peut-être un jour amené à changer d’avis, mais il faudra alors une autre communication et surtout des chiffres précis.

Je retiendrai également la purge sur NICOX (-15%), qui conserve quand même une progression de 220% depuis le 1er janvier. Très franchement, je ne suis pas à l’aise avec les biotechnologiques et je laisse à des vrais professionnels, comme Elias Roth qui intervient régulièrement dans ces lignes, le soin de vous prodiguer leurs conseils les plus éclairés. Et j’ai cru comprendre qu’Elias n’était pas du tout un fan du dossier NICOX… à suivre donc !

* Décryptage : dividende
Le dividende correspond au versement d’argent que peut recevoir chaque détenteur d’actions d’une entreprise. Le montant du dividende, identique pour chaque action détenue, est prélevé sur le bénéfice net ou sur les réserves de la société. Une entreprise, passagèrement en difficulté, peut décider de maintenir le dividende ou de le passer. En tout état de cause, le versement n’est pas automatique et relève d’une décision de l’assemblée générale des actionnaires. Il peut arriver que la direction propose de verser le dividende à la fois en numéraire (en argent) ou bien en actions, ce qui lui évite de débourser des montants souvent importants. Mais les actionnaires sont de plus en plus réticents à cette formule et préfèrent toucher de l’argent.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

3 commentaires pour “Les tops et les flops de la semaine dernière”

  1. […] de rendre de l’argent aux actionnaires. J’ai commencé à vous en parler hier, et vous avez pu voir comment les cours ont explosé suite à ces […]

  2. […] Je ne comprenais pas pourquoi l’action n’avait pas beaucoup progressé suite à ses excellents résultats. […]

  3. […] parution dans Small Caps Confidentiel le 02/04/2012. AKPC_IDS += […]

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