Les surprenants paradoxes du marché immobilier américain

Rédigé le 27 septembre 2018 par | Statistiques et données macro Imprimer

Logements neufs aux Etats-UnisVoilà qui brouille un peu les cartes : après le spectaculaire rebond des ventes de logements neufs publié la veille (+3,5%), on découvre un repli bien plus fort que prévu (-1,8% à 104,2) de l’indice des promesses de ventes de logements anciens en août (chiffre compilé par la Fédération nationale des agents immobiliers, le consensus attendait un recul de seulement 0,4%).

L’achat d’un logement neuf est le plus souvent subordonné à la revente d’un logement existant.

Ces deux chiffres sont antinomiques et nous amènent à nous interroger sur la méthodologie de recueil des données mensuelles : un même domaine d’activité ne peut afficher une tendance forte et son exact contraire à 24h d’intervalle.

L’achat du neuf lié aux ventes immobilières dans l’ancien

L’explication (qui ne nous convainc guère) serait que les vendeurs retardent au maximum la mise sur le marché d’un bien, en espérant profiter au maximum du cycle de hausse de l’immobilier.

Qui dit moins de biens en vente dit moins de promesses d’achat. Mais qui a les moyens d’acheter du neuf (très cher) avant d’avoir revendu son logement et sans savoir de quel budget il va disposer ?

Immobilier aux Etats-Unis… toujours pas de « bulle », mais ça mousse !

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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