Les small caps résistent mieux à la consolidation que les grosses capitalisations

Rédigé le 16 avril 2012 par | Autres indices, Big caps, Cac 40, Mid et Small Caps Imprimer

La semaine a été éprouvante sur les places financières avec des reculs très marqués, notamment mardi et vendredi. C’est ainsi que le CAC 40 a perdu plus de 4% en l’espace de quatre séances tandis que l’indice CAC Mid & Small a cédé 1,2% et l’indice CAC Small, seulement 1,4%. Ce différentiel de performance est dû bien sûr à la moindre pondération des valeurs bancaires dans le monde des petites et moyennes capitalisations. Car ce sont principalement les banques françaises qui ont eu une semaine catastrophique avec des chutes de l’ordre de 12% pour la Société Générale ou encore de 8% pour BNP Paribas…

L’autre raison qui explique la meilleure résistance de notre compartiment de petites valeurs est qu’elles évoluent sur des niches porteuses, souvent assez déconnectés des cycles économiques. Le poids des cycliques dans nos small caps n’est pas très important… Et il n’y a pas les Lafarge, Saint-Gobain ou autre Arcelor Mittal en équivalent dans notre univers. Du coup, le ralentissement de la croissance chinoise annoncé en fin de semaine dernière n’a pas eu réellement d’impact sur les small – même si une société comme ETAM (FR0000035743), très présente dans l’empire du Milieu, pourrait être touchée. Mais c’est l’une des rares exceptions…

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+62% pris sur APERAM en 24h (achat à 12,30 euros 12 avril- vente à 13,07 euros le 13 avril) : cela fait du +6,2% et avec un levier 10, une performance de +62% !

+64% pris sur une semaine en jouant un repli sur le SUCRE (vente à 25,80$ mercredi 21 mars et Rachat à 24,16$ le 28 mars, soit un gain de +64% avec un levier 10 !

Vente UBISOFT :+72%le 22 mars grâce à un levier de 10.

Achat Air France-KLM : +65% (achat à 4,24 euros le 13 mars / Vente à 4,53 euros le 16 mars avec un levier de 10)

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L’autre facteur d’inquiétude est évidemment la situation espagnole. La péninsule ibérique a mis en place une vaste politique d’austérité budgétaire, qui n’est pas sans conséquence sur sa croissance économique. De sorte qu’un cercle vicieux risque de se mettre en place avec récession et chute des recettes budgétaires – donc au final, un déficit budgétaire qui resterait assez élevé. Voilà pourquoi les taux à 10 ans se sont tendus vers les 6% en Espagne cette semaine, faisant passer un vent de panique sur les marchés financiers.

Mais, là encore, quel est l’impact sur nos small caps ? Pas grand-chose. J’ai pu m’entretenir avec certains gérants small caps la semaine dernière et je peux vous dire que la période actuelle est vue comme une forte consolidation et pas vraiment comme une rupture de tendance. Il n’y a d’ailleurs pas de retraits massifs de la part de clients qui voudraient récupérer leur cash. Comme je vous le disais la semaine dernière, nous ne sommes pas dans la même situation qu’en octobre et novembre derniers, quand les gérants devaient à tout prix refaire des liquidités* et vendaient massivement sans discernement.

Si je reviens sur mon analyse du VIX, d’ailleurs, on ne peut pas dire qu’il y ait eu un mouvement de panique. L’indice de la volatilité a certes remonté à 19,5 contre 17 la semaine dernière, mais nous sommes toujours loin des 48 points de l’automne dernier. Donc certes, résurgence de l’inquiétude, mais pas de frayeur collective.

Et puis les premiers résultats micro-économiques en provenance des Etats-Unis ne sont pas si mauvais que cela, que ce soit du côté d’Alcoa (très bons résultats) ou encore de Google. Il faudrait vite que la micro-économie prenne le dessus et les marchés retrouveraient leur raison !

Au final, nos small caps conservent plus de 11% de hausse depuis le début de l’année contre à peine 1% pour le CAC 40. Ce différentiel est énorme et rarissime… Et, par contre, si la consolidation continue, je crains qu’elle finisse par rattraper nos petites valeurs. Certains titres ont déjà été sévèrement sanctionnés.

Mais pour l’heure, ce sont les valeurs très volatiles et très spéculatives qui ont subit les principales chutes. CYBERGUN (FR0004031839) notamment, a perdu 21,6% car la société a déçu par son chiffre d’affaires : elle a émis un profit warning. Les prises de bénéfice se sont multipliées sur des titres comme LEXIBOOK (avec un recul de -13%), BCI NAVIGATION (-15%) ou encore ARTPRICE.COM (-13,6%) dont je n’ai cessé de dénoncer la valorisation stratosphérique… au point d’être vilipendé en permanence sur les forums de discussion. Nous pouvons également parler des 13% perdus par BELVEDERE ou encore des 28% cédés par DMS qui a pris le marché à contre-pied en lançant une vaste augmentation de capital. La chute a été brutale pour l’action qui aura bien du mal maintenant à retrouver une certaine crédibilité…

* Décryptage : Liquidité
Indicateur très important pour toute personne souhaitant acheter ou vendre des actions. La liquidité correspond en effet au nombre d’actions échangées au cours d’une séance boursière et ce volume de transactions permet de juger de la facilité d’acheter mais surtout de revendre une action. En règle générale, les grandes valeurs, celles inscrites dans l’indice CAC 40, par exemple, disposent d’une grande liquidité, c’est-à-dire qu’il est facile de passer des ordres d’achat ou de vente. Ce n’est pas du tout la même chose pour les entreprises petites ou moyennes et il est parfois difficile de se défaire d’une dizaine d’actions si, en face, la demande est modeste. Enfin, une entreprise peut augmenter la liquidité de ses actions en faisant entériner par l’assemblée générale des actionnaires une division du nominal. Par exemple, le cours de la société A est de 100 euros. Une division par 10 ramène l’action à 10 euros, ce qui permet à beaucoup plus de personnes d’en acquérir car elles sont moins chères à l’unité.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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Un commentaire pour “Les small caps résistent mieux à la consolidation que les grosses capitalisations”

  1. […] Dans une autre mesure, durant les épisodes correctifs, les small et mid caps font preuve d’une certaine résistance. Eric vous le démontrait d’ailleurs lundi dernier : […]

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