Les recettes monétaires expérimentales de la BCE ne fonctionnent pas, elles vont donc être amplifiées

Rédigé le 22 octobre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Mario Draghi confirme que les risques à  court terme pointent sont bel et bien une dégradation de la croissance et un renforcement des pressions déflationnistes (évolution des prix de -0,1% en septembre).

La « grande nouvelle du jour », c’est que les membres de la BCE ont évoqué un nouvel abaissement des taux de prise en pension, tout en n’écartant pas une extension du « QE » au-delà de septembre 2016.

Cette perspective provoque une dégringolade de 1,4% de l’euro face au dollar, la monnaie unique rétrograde sous 1,12$ (1,118) et une hausse symétrique des indices boursiers avec un CAC40 (+1,5%) qui franchit à nouveau les 4 770 pts et un E-Stoxx50 à plus de 3 325 pts.

Une splendide exemple de résurrection du « plus c’est pire plus ça va mieux pour la bourse »: la BCE vient en effet confirmer que toutes les jauges économiques se dégradent – sans perspective d’embellie avant 2016 – et que les mêmes remèdes qui ne fonctionnent pas vont continuer d’être administrés en amplifiant les doses.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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