Les petites et moyennes valeurs ont mieux résisté la semaine dernière

Rédigé le 9 juillet 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

La semaine du 25 juin avait été assez euphorique sur les marchés avec notamment les bonnes nouvelles émanant du sommet de Bruxelles. Celle que nous venons de vivre a été assez quelconque avec des inquiétudes sur l’économie mondiale. Les Etats-Unis ont ralenti : les ISM dans l’industrie et dans les services ressortent médiocres et les créations d’emplois inférieures aux attentes. Au même moment, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la première puissance mondiale – pas plus de 2% cette année – ce qui semble désormais insuffisant pour résorber le chômage.

La Chine a de nouveau abaissé ses taux d’intérêt, deuxième fois en un mois, pour tenter de relancer une économie qui a ralenti ces dernières semaines. L’Europe inquiète puisque la BCE a décidé de baisser ses taux mais dit clairement ne plus vouloir recourir à des mesures « non conventionnelles » (comprendre pas de nouveau LTRO), ce qui déçoit les marchés bien évidemment (pas de nouvelles liquidités pour jouer cet été !).

La récession semble ainsi bien installée sur le Vieux Continent au moins jusqu’à la fin du trimestre en cours. L’euro a d’ailleurs plongé sous les 1,23 contre un plus-haut de 1,2668 en début de semaine. La chute est brutale. Le CAC 40 a perdu 0,9% en cinq séances tandis que les indices des petites et moyennes valeurs ont mieux résisté. Le CAC Small a gagné 0,8% tandis que l’indice CAC Mid & Small a pris +0,7%. Ce différentiel de performance est dû au fait que le CAC 40 avait connu une séance euphorique le vendredi 29 juin avec un gain de 4,75%, ce qui n’avait pas été le cas des small et mid.

Comment sélectionner les meilleurs small et mid caps ? Jean Chabru a élaboré un système de sélection, appelé FOCVS, basé sur 5 critères hyper-sélectifs.

Ce système a rapporté des gains de 62,4%… 22,1%… 13,3%… 28%… entre autres.

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La semaine à venir sera dominée par les premiers résultats trimestriels aux Etats-Unis ; les anticipations ne sont pas bonnes et les marchés angoissent que la récession s’étende de la macro-économie à la micro-économie…

Sur les small & mid caps, ce sera le grand calme. Il va falloir attendre septembre désormais pour les semestrielles. On note quand même le retour en grâce de certaines valeurs très spéculatives comme ARCHOS (FR0000182479) ou encore ARTPRICE.COM (FR0000074783) qui progressent de respectivement 13% et 12% sur la semaine.

Le secteur de la business intelligence s’est également bien comporté sans pour nouvelle particulière. Il s’agit donc d’un effet de rattrapage pour des valeurs qui avaient fortement baissé : BUSINESS ET DECISION (FR0000078958) prend ainsi 4,9% sur la semaine tandis que MICROPOLE (FR0000077570) gagne 5,1% et KEYRUS (FR0004029411) +6,5%. Lorsqu’on regarde le price to book de ces trois sociétés, c’est-à-dire le ratio de fonds propres sur capitalisation, on ne peut être que frappé par les niveaux. Celui de KEYRUS atteint 0,6, celui de MICROPOLE et de BUSINESS ET DECISION, 0,5… C’est dire que ces trois sociétés sont ultra-décotées d’autant qu’elles sont rentables.

Du côté des rares événements, il ne faut pas oublier l’augmentation de capital de FASHION BEL AIR (FR0004034593) de 2 millions d’euros, finalement assez peu dilutive par rapport à la capitalisation actuelle de 13 millions d’euros.

Nous avons eu également quelques bruits sur le rapprochement envisagé entre OSIATIS (FR0004044337) et ESR (FR0000072969) avec OSIATIS qui absorberait ESR en bien mauvaise santé depuis des années. Du coup, OSIATIS a gagné 5% et ESR plus de… 130% !, s’ajustant ainsi sur l’offre. Mais, ESR ne pèse que 6,1 millions d’euros. C’est une micro-capitalisation sur laquelle je ne donne pas de conseils car j’ai pour principe de m’abstenir de commenter les résultats ou les événements concernant les entreprises pesant moins de 20 millions d’euros en Bourse… C’est mieux car cela évite de créer de la volatilité sur des valeurs souvent peu liquides.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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2 commentaires pour “Les petites et moyennes valeurs ont mieux résisté la semaine dernière”

  1. RT @SCConfidentiel: Les petites et moyennes valeurs ont mieux résisté la semaine dernière: La semaine du 25 jui… http://t.co/dm46zKWP

  2. Le secteur de la business intelligence coté en bourse (BUSINESS ET DECISION ,MICROPOLE, KEYRUS, UMANIS..) n’a jamais été un eldorado boursier sauf pour la dernière citée dans ma liste qui a été l’une des 3 valeurs comètes de l’ère bulle internet dont le cours avait été multiplié par plus de 30 par rapport à son cour d’introduction (les 2 autres étant des « web agency » ou « web archtitect » à savoir Fi System et Valtech) avant de s’effondrer.
    Si ce secteur est sous valorisé c’est qu’il ne dégage pas coté Société de services des marges d’exploitation significativement supérieur aux autres domaines d’activité d’une SSII (développement d’outils en mode WEB) et moindre que l’intégration d’outil structurant type ERP ou CRM.
    Seul atout du secteur de la business intelligence, la pérénité des besoins clients et des nouvelles sources de données à intégrer dans le pipeline (la dernière marotte des éditeurs de logiciels du secteur coté outils ETL étant l’intégration des données non structurés en provenance des réseaux sociaux sous l’appellation marketing ‘Big data’ qui permettrait soi disant d’étudier plus finement le comportement des consommateurs actifs ou potentiels).
    Un retour dans le rétroviseur sur la valorisation de ces sociétés est disponible via le lien suivant :
    http://www.decideo.fr/Que-valent-les-SSII-du-decisionnel_a2920.html

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