Les multiples sortilèges de la séance des trois sorcières | La Bourse au Quotidien


Les multiples sortilèges de la séance des trois sorcières

Rédigé le 18 mai 2018 par | Analyses indices, Cac 40 Imprimer

Sorcière

Crédit : Immanuel Giel

Le CAC40 a subi un pullback vertigineux de -0,19% à l’ouverture en ce vendredi des trois sorcières, alors que les futures américains pointent vers le nord (la hausse) sur le S&P500 et le Nasdaq, impliquant l’effacement intégral des pertes subies jeudi soir (-0,2%). Mais rassurez-vous, l’indice phare ne fait qu’effacer les gains engrangés de façon assez inattendue durant le fixing de clôture jeudi soir.

Tout va bien puisque le bilan de la semaine écoulée ressort positif de 1,25%, ce qui garantit – sauf « cygne noir » (une information géopolitique complètement imprévue en provenance du Proche-Orient par exemple) – l’alignement d’une huitième semaine consécutive de hausse, un cas de figure sans précédent depuis juillet 2013. Plus remarquable encore : jamais le CAC40 n’avait engrangé plus de 10% d’un seul élan et a fortiori 12%…

Le pétrole et le dollar au cœur du jeu

Pour une série de 9 semaines de hausse consécutive, il n’existe qu’une seule occurrence en plus d’un siècle d’histoire qui remonte à mars 2009, mais le CAC 40 venait alors de perdre 60%. En l’occurrence, il vient au contraire de grimper de 60% depuis février 2016 !

Il ne reste plus qu’à espérer que les hausses parallèles et simultanées du dollar et du pétrole se poursuivent car elles semblent constituer le principal carburant du rallye du CAC40 depuis le 28 mars dernier.

Mais au fait, ce phénomène constitue une anomalie historique majeure et à part nous, qui s’en émeut depuis 6 semaines ?

C’est que décidément, cela ne doit pas être très important !

Wall Street une nouvelle fois insensible aux indicateurs américains

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Un commentaire pour “Les multiples sortilèges de la séance des trois sorcières”

  1. Les commentateurs oublient aussi les 13% d’inflation accumulés depuis décembre 2007. Ce qui signifie que ceux qui avaient un portefeuille benchmarké au CAC (les trackers ETF existaient-ils ?) et qui encaissaient leurs dividendes (pour les dépenser par exemple, sinon à quoi bon ?) sont encore loin du compte.
    Le pétrole et le dollar peuvent augmenter simultanément en considérant que si le dollar était stable, le pétrole monterait encore plus vite. C’est-à-dire que la hausse du dollar limite l’envolée du pétrole. Mais pas en euros. Ca vaudrait une infographie.
    En fait, à part pour l’aspect divertissement, la bourse n’a d’intérêt qu’en fin de krach, quand on peut ramasser des valeurs à la casse. C’est la grave erreur que j’ai commise en 2012: aller chercher les 2800.

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