Les mids deviennent smalls

Rédigé le 23 septembre 2011 par | Big caps Imprimer

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Analyste et rédacteur spécialisé sur les small caps
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Le 13 septembre, je titrais mon article : nous approchons du rebond. J’avais vu juste en prévoyant un rebond du CAC au-dessus des 3 000 points (nous avons eu, jeudi 15 septembre, un rebond du CAC 40 sur les 3 086 points). L’indice avait repris 3,3% et le CAC Small 2,2%. Mais voilà, ce rebond a avorté bien plus vite que prévu : le marché perd aujourd’hui plus de 250 points par rapport à ce point haut…

Le marché semble capituler face à l’inefficacité et à l’apathie généralisées des autorités européennes, incapables, au moment où je vous parle, de sauver la Grèce.

Jamais l’expression « porte de saloon » n’a été si bien adaptée pour décrire le climat actuel.

L’économie réelle n’a pas raison contre le marché
L’incapacité chronique des ministres des Finances européens à trouver des réponses rapides et concrètes lors du sommet de Wroclaw laisse les investisseurs dans une situation anxiogène, au point que certains diplomates européens évoquent désormais ouvertement une faillite de la Grèce. Il est donc normal que le « non sommet » ait accouché d’une bonne purge. C’est la débandade généralisée, tous les dirigeants s’agitent dans tous les sens, Bernanke relance son twist… mais rien n’y fait : les marchés paniquent.

Et c’est bien tout mon problème actuellement car il DEVRAIT y avoir un rebond. Je m’explique.

Je continue de rencontrer les dirigeants de boîte ; ces dirigeants, je les connais depuis longtemps, et je leur fais confiance quand ils me parlent de leur activité. Or, ils me disent tous que leurs carnets de commandes sont bons. Seuls les patrons de SSI — qui travaillent beaucoup avec le secteur bancaire — se posent des questions en ce moment mais c’est assez marginal. Ils ne comprennent pas le délire boursier actuel.

Je pense comme eux : les marchés sont aujourd’hui aberrants, mais que voulez-vous : bien qu’ils soient censés pricer la valorisation des entreprises… ils capitulent, et nous n’aurons pas raison contre le marché.

Alors oui, cela m’ennuie de devoir viser des plus bas de marché — nous pourrions bel et bien revenir sur les 2 400 points vu le contexte. J’ai plutôt un esprit contrarien, et je suis plutôt d’avis d’acheter le marché au son des canons.

Mais là, je dois bien avouer qu’acheter le marché est bien trop risqué dans ce contexte. Même si les entreprises sont solides et continuent leur croissance. Donc, n’achetez pas tant que nous ne sommes pas revenus clairement au-dessus des 3 000 points et qu’un rebond n’est pas solidement installé. Et là encore, soyez prudent.

Des mid caps redeviennent small : opportunités à prévoir
Pour revenir à ce qui nous intéresse plus précisément, les mid et small caps, ces chutes de marchés changent évidemment le paysage boursier… et vont désormais nous offrir de nouvelles opportunités.

La forte chute des marchés a entraîné de nombreuses valorisations sous les 150 millions d’euros (mero) de capitalisation boursière. Ce niveau de 150 mero correspond à la zone qui délimite une small caps d’une mid caps.

De nombreux gérants de small caps, lorsqu’ils respectent les nomenclatures d’investissement, s’interdisent d’acheter des capitalisations supérieures à ce montant. Ils vont avoir maintenant de nombreuses recrues…

Ainsi, AUDIKA (FR0000063752 – ADI), le spécialiste de l’audition, perd 24% en trois mois, tombant à une capitalisation boursière de 141 mero.

Je pense également à ETAM (FR0000035743 – TAM) en chute de 54% sur trois mois. Les ventes sont décevantes et sa forte présence en Chine ne compense pas les déboires en Europe. Rendez-vous compte : ETAM ne pèse plus que 112 mero en Bourse.

Deux autres exemples qui sont pour moi significatifs : SWORD GROUP (FR0004180578 – SWP), le célèbre éditeur de logiciels, était l’un des chouchous des gérants ces dernières années. Sa rentabilité opérationnelle était de 18%. Cette dernière pourrait chuter cette année autour des 15%… Franchement qui ne rêverait pas d’un tel taux de marge ? Mais le titre a chuté de 50% depuis six mois… preuve évidente que les marchés ne tiennent absolument plus compte des fondamentaux des entreprises.

DEVOTEAM (FR0000073793 – DVT) qui est une très belle SSII, devrait enregistrer une légère baisse de son résultat net cette année autour de 15 mero. Mais est-ce que cela mérite une chute de 37% de son cours de Bourse en trois mois et une capitalisation revenue autour des 110 mero ?

Des exemples comme cela, il y en a des dizaines, et ils reflètent parfaitement mon sentiment : les marchés pricent désormais la peur qui pèse sur la Zone euro, et plus du tout l’économie réelle des entreprises.

Ne vous faites pas avoir par de belles promesses
Du coup, en tant qu’analyste de small caps, j’ai un « coup de gueule » à passer sur pas mal de dossiers qui, à l’inverse, sont valorisés et applaudis par le marché… pour rien.

ARCHOS, comme je vous le disais la semaine dernière, a fait mieux que le marché en gagnant 4,7%. La valeur a nettement accéléré à la faveur des fortes hausses de mardi, mercredi et jeudi, touchant même un plus haut de 7,89 euros avant de revenir sur les 7,53 euros.

Je ne reviendrai pas sur les envolées que je juge irrationnelles de LEXIBOOK (FR0000033599 – LEX) qui a pris 300% depuis début septembre ! Ou encore d’AVANQUEST qui a pris 100%… mais je tiens à vous dire qu’il est extrêmement dangereux de rentrer dans ce genre de dossiers.

Certes, ces entreprises ont fait des annonces intéressantes, mais n’ont pour l’instant pas encore démontré leur capacité à dégager une forte rentabilité. Attention de ne pas prendre le train en marche dans ce contexte de marché ultra-volatil et risqué. L’effet peut être dévastateur.

Rappelez-vous de mes philippiques contre ST DUPONT qui ne cessait de monter au point de valoir jusqu’à plus de 300 mero en Bourse. Depuis le titre a plongé de 50%. ARCHOS, depuis son plus haut de ces derniers jours, a plongé de 18% en cinq séances ; ARVANQUEST, de 19%. Donc si vous avez pu prendre la hausse, bravo ; mais inutile de chercher à entrer en ce moment. C’est suicidaire !

Je préfère des progressions plus saines, et actées par l’activité de la boîte plutôt que des promesses de croissances à venir.

EUROMEDIS par exemple, évolue aussi a contre-courant et gagne près de 30% depuis la mi-août, et +16% sur ces dernières séances. Mais pour moi, cette hausse est justifiée : c’est une société que je vous ai faite découvrir il y a quelques mois et sur laquelle je suis extrêmement positif.

J’avais d’ailleurs attiré votre attention sur le bon chiffre d’affaires sur l’exercice 2010-11 avec notamment un excellent T4. Ce distributeur de matériel médical est loin, très loin d’avoir fini son parcours boursier au point que j’estime son potentiel de hausse (son upside* pour employer une expression anglo-saxonne à la mode) de l’ordre de 20%. Oui, dans le contexte actuel, je pense que ce titre peut être une très belle opportunité qui résiste bien au délire du marché.

*Décryptage : upside
Ce terme anglo-saxon désigne le risque que représente la hausse de la valeur d’un actif.

Première parution dans Small Caps Confidentiel le 22/09/2011.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

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