Les introductions en Bourse sont de retour

Rédigé le 18 avril 2013 par | Biotechs et Medtechs, IPO, OPA, opérations financières, Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Selon l’étude trimestrielle « IPO Watch Europe » de PricewaterhouseCoopers (PwC), sur le Vieux Contient, les montants levés par les sociétés nouvellement cotées en Bourse ont grimpé de 37% au premier trimestre 2013 pour atteindre 3,157 milliards d’euros. En France, les petites et moyennes entreprises (PME) frappent de nouveau à la porte des marchés financiers. C’est le cas, par exemple, d’Erytech, Ymagis, Ekinops ou SpineGuard. Sans parler du projet de cotation de certaines entreprises de taille intermédiaire (ETI) comme la Fnac dans le cadre du recentrage de PPR sur le luxe…

L’heure semble à la reprise des introductions en Bourse. Pour Philippe Kubisa, associé PwC spécialiste des marchés de capitaux, les Bourses européennes « semblent bien parties pour connaître une année de reprise, avec une belle série d’entreprises qui entrent sur le marché ».

• Les PME n’ont jamais eu autant besoin de fonds propres

Est-ce le signe d’un nouvel élan pour les marchés ? Ils ont cruellement besoin d’un renouvellement de la cote – celle-ci ayant été quelque peu diminuée par les dépôts de bilan et autres OPA. S’agit-il d’un simple retour de quelques fonds d’investissement privés en mal de liquidité ? Considérant les IPO comme un mode de liquidité alternatif pour leurs investissements, ces derniers chercheraient-ils ainsi à profiter d’une fenêtre de tir intéressante ? Ou est-ce simplement un moyen, pour quelques groupes, de se délester d’actifs qu’ils ne parviennent pas à vendre ?

Difficile de répondre à cette question. Mais, deux certitudes s’imposent. D’abord, il est certainement plus facile de coter une entreprise avec un CAC à 3 600 points qu’à 3 000, comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps. Ensuite, abstraction faite des valeurs du CAC 40 qui s’inscrivent plutôt dans des logiques de programmes de rachat d’actions à caractère relutif ou de distribution de dividendes pour choyer leurs actionnaires, jamais les entreprises – et a fortiori les PME – n’ont eu autant besoin de fonds propres.

La cotation en Bourse est en effet un moyen pour financer et stimuler la croissance des entreprises créatrices d’emplois. En obtenant des fonds propres, une PME peut investir dans l’innovation, les ressources humaines, le marketing ou des projets qu’elle n’aurait pas pu lancer avec le seul recours aux banques. D’ailleurs, renforcer ses fonds propres permet souvent d’obtenir des crédits qu’une banque aurait refusés d’octroyer faute d’une capitalisation suffisante.

• Quid de l’investisseur ?

Investir dans des PME, le plus souvent innovantes, présente des risques pour un particulier. Modèles économiques à établir, absence d’historique sur une capacité d’exécution commerciale, produits pas toujours au point… Les écueils sont nombreux. La meilleure chose à faire est de bien comprendre comment la société peut faire de l’argent et/ou s’il existe des possibilités d’OPA à terme. Dans le cas de Ekinops ou SpineGuard, par exemple, l’hypothèse d’un rachat à terme n’est pas inenvisageable. D’autant que des précédents existent. Mais à terme seulement…

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