Les histoires d’amour finissent mal… en général

Rédigé le 18 septembre 2008 par | Matières Premières Imprimer

« Mieux vaut souffrir d’avoir aimé que souffrir de n’avoir jamais aimé« , paraît-il.

Mon collègue Eric Fry, ancien trader à Wall Street, commentait hier ce proverbe anglais. « Dans le monde financier… ça se discute : allez dire ça aux actionnaires de AIG, Fannie et Freddie, et à tous ceux qui croyaient au ‘too big to fail’… Laissez dire aux poètes ce qu’ils veulent dire d’insensé, mais dans les marchés financiers, c’est PIRE de souffrir d’avoir aimé que de n’avoir pas aimé du tout. Et c’est pourquoi la plupart des investisseurs heureux ne tombent pas amoureux. Ils aimeront une action juste le temps d’être aimé en retour, et pas une minute de plus« . Evidemment, si vous êtes de nature romantique, ça complique les choses.

Mais que voulez-vous, on s’habitue à tout : aux histoires d’amour qui finissent mal comme aux plus grandes catastrophes. Regardez, cela fait plus d’un an que la crise financière a (enfin !) éclaté, et que les subprimes font partie de votre vocabulaire quotidien. Vous ne vous inquiétez plus de la même manière de voir les marchés baisser de 4%… 5% en ce moment. C’est la suite logique des choses. Aujourd’hui, les faillites des plus grosses banques d’affaires et assureurs US ne nous étonnent même plus. Nous nous demandons juste qui sera le prochain sur la liste… Encore quelques semaines, et les marchés réagiront à peine… tout comme ils se sont habitués à une parité EUR/USD à plus de 1.40… à un pétrole à 100$… à un taux d’inflation au-dessus des 4%… à une baisse de l’immobilier US… à une croissance atone… aux conflits géopolitiques, à un risque et une volatilité accrus…

Nous nous rappelons à peine le bon vieux temps où Bill Bonner, fondateur des Publications AGORA, écrivait déjà que le système financier allait droit à la banqueroute, que le monde marchait sur la tête et qu’il fallait se préparer à une énorme crise… « à une bulle d’effondrement », l’appelait-il. Tout ceci nous semble déjà loin maintenant.

Et pourtant, on nous l’avait bien dit… Alors rappelez-vous cela pour le prochain marché haussier, dans quelques mois/années : on a beau vous prévenir et souligner le mauvais choix de votre affection soudaine des dot.com ou des financières, c’est un peu comme quand vous tombez amoureux d’un dealer-névrosé-psychopathe. Tout le monde voit la catastrophe arriver, sauf vous.

Mais si l’être humain s’habitue vite aux catastrophes, heureusement, les bonnes nouvelles font toujours plaisir.

C’est ainsi que nous avons regardé, tout émerveillée, l’or gagner 85$ en quelques heures : hier, il a pris +11%. L’or ne nous a finalement pas trahie. Voyez-vous, depuis 2002 tous nos rédacteurs (Bill Bonner en tête) vous parlent de l’or. Il n’était même pas à 400$ l’once. Après un petit coup de faiblesse ces derniers temps comme en 2006, notre vieil ami est là, toujours présent. Et nous sommes sûre qu’il nous emmènera sur les 2 000$ [Ndlr : Si vous voulez en savoir plus sur la montée de l’or et d’autres métal, lisez notre rapport spécial ici]. A ce moment là, il nous faudra nous séparer de ce vieil ami… et le faire au bon moment. Mais vraiment, nous ne sommes pas pressée.

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Nathalie Boneil
Nathalie Boneil
Directrice de la rédaction aux Publications Agora

Nathalie Boneil est Directrice de la rédaction aux Publications Agora. Elle a travaillé dans l’univers de la Bourse plus de 4 ans – mais c’est depuis toute petite que son grand-père lui parle des marchés et de l’investissement. Aujourd’hui, elle travaille avec nos rédacteurs et analystes sur les marchés actions pour qu’ils vous proposent les meilleurs services, les meilleures idées d’investissements, de manière la plus simple et la plus profitable qui soit pour vous.

Son rôle est tout simple : rendre les idées, les méthodes, les stratégies de nos analystes professionnels facilement compréhensibles et directement applicables pour vous. Elle met l’analyse technique à votre portée, vous montre les opportunités, les pièges à éviter, et vous explique les moyens de vous positionner sans vous noyer dans un jargon d’experts.

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