Les déboires de Zodiac Aerospace

Rédigé le 20 mars 2015 par | Mid et Small Caps, Toutes les analyses Imprimer

Après un parcours exceptionnel sur cinq ans, marqué par une hausse de 349%, Zodiac Aerospace (FR0000125684-ZC) la star des équipementiers aéronautiques commence à pâlir. En 4 séances, le titre a en effet perdu 15%.

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Une sévère baisse pour un titre habitué à de fortes et régulières croissances boursières. Alors comment expliquer une si soudaine désaffection des investisseurs ?

Tout a commencé par la publication d’une information, par une grande agence de presse anglo-saxonne, indiquant que Boeing (US0970231058-BA) et Airbus (NL0000235190-AIR) s’inquiétaient des retards pris par Zodiac pour la livraison de leurs sièges d’avions. La société française a de grandes difficultés depuis quelques mois et multiplie les retards en raison de la surcharge de travail mais également de grèves sur certains sites comme au Texas.

Un récent profit warning

Le CA semestriel qui vient d’être publié reflète cette situation. Il progresse de 16,2% à 2,3 Mds€ mais le groupe avertit que son résultat opérationnel sera affecté par les difficultés rencontrées par la branche « Sièges ». Il y aura ainsi d’importants surcoûts de productions ainsi que des éléments exceptionnels qui affecteront la rentabilité. Cette récente annonce a provoqué une chute de 9% du titre.

Le coup est rude pour la société française car cela risque de contraindre à terme les géants du secteur à se tourner vers d’autres partenaires si les retards se confirmaient. L’Allemand Recaro ou encore l’américain B/E Aerospace font figure de concurrents légitimes du groupe français. Rien ne dit également que Zodiac ne soit pas à terme obligé de verser des pénalités ou même d’accepter des condition tarifaires moins avantageuses. Quand vous travaillez avec Airbus et Boeing, vous avez en réalité peu de marges de manœuvre et vous avez du mal à résister aux pressions tarifaires.

Le marché de la branche Siège d’avions reste cependant robuste avec une croissance estimée à 5% par an, et un marché compris entre 2,6 et 2,8 Mds$. Il faut savoir qu’on est vraiment sur un marché de niche avec entre 12 et 20 mois pour la fabrication sur mesure de sièges.

L’action risque bel et bien de tanguer dans les prochaines semaines, on s’en méfiera donc… de toute façon elle reste assez onéreuse aux cours actuels avec un PER de 22.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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