Les chiffres de la crise grecque seront-ils soumis à Mme Merkel ?

Rédigé le 20 mars 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Alexis Tsipras déclarait, en début de semaine, juste avant de reprendre les négociations avec les partenaires européens : « nous ne voulons plus du régime colonial incarné par la Troïka ».

Il vient d’affirmer, il y a quelques minutes, à l’intention des participants du sommet de Bruxelles, réclamé par Athènes, que la Grèce se conformera à ses engagements en matière de fraudes fiscales, de réforme de l’administration publique, de fiscalité, d’amélioration du climat des affaires et de promotion des investissements.

Cela pourrait s’apparenter à de la capitulation en rase campagne alors que la Grèce a un besoin urgent de 15Mds€ (les caisses du pays sont vides, les épargnants vident leurs comptes en banque, mais personne n’ose évoquer un bank run)… ou bien ils s’agit de pure hypocrisie avant de rencontrer Angela Merkel dans la soirée : ce sera peut-être l’occasion de lui présenter cette étude de la fondation allemande Hans Böckler selon laquelle les revenus en Grèce ont chuté de 23% en moyenne de 2008 à 2013… et de -86% pour les 10% de foyers les plus modestes.

La crise de 1929 à côté, c’était presque des vacances !   

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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