Les cellules souches : nouvel eldorado des biotechnologies ?

Rédigé le 25 juillet 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Les députés du Palais Bourbon ont adopté mardi 16 juillet 2013 le texte de loi autorisant la recherche encadrée sur l’embryon et les cellules souches. Auparavant, la loi interdisait la recherche sur les embryons et autres cellules souches sauf en cas de dérogation de l’Agence de biomédecine.

Ces recherches pourraient un jour permettre de comprendre les mécanismes des transformations cellulaires et ouvrir ainsi de nouvelles pistes pour le traitement par voie « régénérative » de certaines maladies graves, notamment neurodégénératives et musculaires.

Une révolution médicale ? Pas seulement. Du côté des petites et moyennes valeurs spécialisées du secteur des biotechs, les conséquences pourraient également être de grande ampleur. Voyons cela d’un peu plus près.

• Cardio3 BioSciences : une entrée en Bourse au bon moment

Les sociétés cotées spécialisées dans la recherche embryonnaire ne sont pas si courantes. Alors, avec cette nouvelle avancée législative, priorité à celles qui sont les mieux placées ! C’est le cas par exemple de Cardio3 BioSciences (BE0974260896), une société biopharmaceutique de droit belge, qui utilise une technologie sous licence de différenciation des cellules souches dans le but de développer des traitements pour les maladies. Ces technologies visent à faire progresser la connaissance de pathologies cardiaques comme l’insuffisance cardiaque, les cardiopathies congénitales ou encore l’infarctus aigü du myocarde.

Cardio3 BioSciences a su se positionner juste avant le vote de la nouvelle loi. Son introduction en Bourse date en effet du 5 juillet dernier. Elle avait alors levé 26,5 millions d’euros. Si ses premiers pas boursiers se sont réalisés dans une certaine euphorie, le cours peine actuellement à décoller : il perd plus de 10% à 16 euros. Mais l’aventure boursière du titre ne fait que débuter. Et, comme le disais mon collègue Guillaume Habault à juste titre la biotech développe une technologie « extrêmement prometteuse et intéressante car elle se place en amont des traitements classiques comme la greffe cardiaque. »

• Cellectis sur le point de rebondir ?

Créée en 1999 à partir d’une scission au sein de l’institut Pasteur, la biotech Cellectis (FR0010425595) planche sur l’ingénierie des génomes de toute cellule ou organisme biologique. Plus techniquement, elle conçoit des « ciseaux » protéiques capables de « couper » l’ADN à des endroits précis dans des cellules vivantes afin de mettre en oeuvre un mécanisme naturel de réparation du code génétique. Cette technologie ouvre la voie à de nombreuses applications industrielles tant dans le domaine agronomique que dans la bio-production et, bien sûr, dans le domaine thérapeutique pour le traitement des maladies génétiques, de certaines affections virales (VIH, Hépatite C, herpès…) ou encore de maladies dégénératives.

La société a récemment annoncé avoir réussi à modifier le génome de micro-algues unicellulaires dans le but de produire des biocarburants à partir de photosynthèse et de CO2. Elle a également établi une preuve de concept concernant l’un de ses produits utilisé dans le traitement de la leucémie aiguë. Mais les comptes restent pour l’instant dans le rouge : la perte opérationnelle est restée quasi-stable à 19,7 millions d’euros pour 2013, dans l’attente d’un retour à l’équilibre financier en 2014. Le cours souffre pour l’instant de cette situation, en chute de 35% à 4,5 euros depuis le début de l’année, mais en hausse de 1,5% depuis une semaine. L’heure du rebond serait-elle arrivée ?

• Valneva : une AK réussie

Valneva (FR0004056851) est une société biopharmaceutique spécialisée dans le développement et la commercialisation de technologies pour la production de vaccins et la prévention des pathologies virales. Ex-Vivalis, la biotech a changé de nom lors de sa fusion avec Intercell – une autre société de biotechnologie spécialisée dans les vaccins – le 28 mai 2013.

Majoritairement détenue par le groupe Grimaud, numéro deux de la sélection génétique de volaille, ses recherches s’adressent donc au secteur de la production de vaccins pour la santé animale, mais également pour l’homme. En plein développement, le nouveau groupe a réussi son augmentation de capital de 40,2 millions d’euros le 5 juillet dernier. Depuis, l’action reprend des couleurs, en hausse de plus de 12% à 3,45 euros sur un mois. De quoi reprendre confiance après la forte baisse d’environ 50% affichée depuis le début de l’année…

Les investisseurs ont afflué en masse sur un secteur qui pourrait bien devenir un jour, un nouvel eldorado boursier. A suivre.

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3 commentaires pour “Les cellules souches : nouvel eldorado des biotechnologies ?”

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