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Legrand : la force discrète et tranquille du CAC40

Rédigé le 22 mars 2017 par | Actions, Big caps, Cac 40 Imprimer

Demandez à votre famille, à vos proches, à vos amis de vous donner cinq valeurs du CAC40. Je suis persuadé que l’on va vous citer LVMH, Sanofi, Total, L’Oreal, Air Liquide, BNP Paribas, peut-être même Axa… Mais Legrand, personne ne connaît.

Pourtant, Legrand c’est LE spécialiste des infrastructures électriques et numériques et ce fut même l’une des premières valeurs à intégrer le CAC40 « moderne » en 1987.

Certes, il a été éjecté de l’indice pendant un bon moment (de 10 mai 2000 à 19 décembre 2011) mais sa performance depuis ce retour dans le top 40 est tout à fait spectaculaire : alors que le CAC40 ne gagne « que » 50% depuis la reprise de 2009, Legrand s’est envolé de plus de 270%.

LEGRAND
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La société pèse 14,4 Mds€, ce qui est supérieur aux capitalisations de Publicis, Cap Gemini ou encore Bouygues ; Legrand est en réalité à la 28e position du CAC40 en termes de taille.

Il faut dire que la société a toujours habitué les marchés à une grande régularité de ses performances économiques et financières. Je ne me rappelle pas de sérieuses déceptions sur le groupe qui réussit toujours à enregistrer, au moins, une légère croissance organique et à améliorer ses marges. Sur 2016, son chiffre d’affaires a augmenté de 1,8% à 5 Mds€ environ, et sa marge opérationnelle affiche une légère progression de 0,2 point, à 19,5%. Une amélioration est encore attendue en 2017, avec une croissance organique de moins de 3% pour une marge opérationnelle attendue entre 19,3% et 20,1%. Le monde financier, qui a besoin de stabilité et de visibilité, est rassuré.

Côté croissance externe, le groupe a mené neuf opérations de rachat : rien d’énorme, de bouleversant mais, à l’image du groupe, des petites opérations faciles à intégrer au niveau financier (gearing d’à peine 20%).

Par exemple, en février dernier, Legrand achetait OCL, un spécialiste des solutions d’éclairage architecturales pour les bâtiments tertiaires et résidentiels haut de gamme aux Etats-Unis, qui ne réalise que… 15 M€ de chiffre d’affaires. Une goutte d’eau pour Legrand.

Alors Legrand est-il un titre à mettre au fond de votre portefeuille, histoire de s’endormir dessus et de se réveiller dans 5 ans ? Hum… pas si simple.

Aux cours actuels, le titre se paye sur un PER de 25, que ne compense pas un rendement de 2,2%, (payout de 58%). Comme vous l’avez compris, il n’y a pas de gros catalyseurs à attendre pour bootser le titre… Donc si vous voulez acheter Legrand pour du long terme, le mieux est d’opter pour un achat sur repli, avec le meilleur timing possible pour éviter de perdre du temps à attendre une hausse du titre. Tenez, si la consolidation du CAC40 se poursuit encore un peu et que Legrand revient sur les 50€, cela pourrait être un bon point d’entrée.

La guerre des devises fait rage

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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