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Le tourisme haut de gamme n’intéresse plus le gouvernement français

Rédigé le 14 novembre 2016 par | Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Après la diminution des effectifs de douaniers au Bourget (premier aéroport en termes de trafic de jets privés de France, desservant en priorité La Défense et d’une certaine façon la rue Saint-Honoré et l’avenue Montaigne), le gouvernement a décidé – dans une saine logique d’économie et de simplification de la gestion des effectifs de fonctionnaires des douanes – de fermer plusieurs aéroports provinciaux privés au trafic international (hors espace Shengen)… et notamment Saint-Tropez (Côte d’Azur), Lannion (Côte d’Armor), Amiens (Somme), plus une dizaine d’autres.

Pour ma part, je continue de me demander pourquoi il manque tant d’effectifs au contrôle des passeports (oui, il s’agit bien de fonctionnaires des douanes) à Roissy, de telle sorte que les voyageurs étrangers – VIP ou pas, en provenance de l’espace Shengen ou non – savent que Paris est l’escale où les queues pour passer la frontière sont les plus redoutables en Europe et probablement dans le monde (Etats-Unis et Venezuela exceptés).

Et le plus drôle, c’est que lorsque les postes de douanes ont été supprimés aux frontières européennes dans les années 90 (ce qui rendait disponible quelques milliers de fonctionnaires pour d’autres tâches), il y a peut-être eu quelques réaffectations dans les aéroports, mais cela ne s’est jamais ressenti côté passagers… car aucun nouveau douanier n’est venu fluidifier le contrôle des passeports à Orly ou CDG.

Et maintenant, c’est au Bourget et à Saint-Tropez qu’il manque des effectifs (ça coûte trop cher ?) : les VIP n’ont qu’à prendre les autocars Macron ou le TGV à la Gare du Nord pour se mettre dans l’ambiance « Paris est une fête ».

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la lettre Pitbull

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter 

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